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Proche-Orient, treize mois de conflit: la guerre jusqu’à quand?

Israël a mené ce jeudi de nouvelles frappes sur le Liban. On a appris qu’au moins trois personnes ont été tuées et douze autres blessées à Baalbek, cette grande ville de l’est du Liban, où le Hezbollah est implanté. Quid de la situation militaire sur le terrain au Proche-Orient ? Mais aussi des efforts diplomatiques pour tenter de parvenir à des cessez-le-feu à Gaza et au Liban ? Israël est désormais en guerre depuis 405 jours. Et jusqu’à quand ?

Sur le terrain, les destructions ne s’arrêtent pas aux infrastructures : elles frappent au cœur de la vie humaine et des structures sociales. Des populations entières sont déplacées de force, des foyers, des écoles, et même des universités sont anéantis, laissant des générations sans abri, sans éducation et sans avenir. La majorité des habitants de Gaza Nord a déjà été forcée de fuir vers le sud. Pour ces personnes, le retour est incertain, voire impossible. Nous ne sommes plus dans un désastre humanitaire mais bien dans un véritable « déni d’humanité » ; certains observateurs persistent pourtant dans une négation de la réalité choquante, en minimisant ainsi l’ampleur de cette crise.  Comment ne pas imaginer les conséquences pour les enfants qui grandissent dans cet environnement ?

Le silence et l’inaction de la communauté internationale face à cette crise sont alarmants. En Occident, nous sommes également responsables lorsque nous fermons les yeux sur la gravité de la situation. Ce n’est pas simplement un conflit, c’est un transfert forcé de population, un effacement systématique d’une culture et d’une société entière – un processus que l’on ne peut plus appeler autrement que du nettoyage ethnique. Gaza est aujourd’hui le théâtre d’une crise humaine que le monde entier doit reconnaître et à lequel il doit réagir, car laisser faire, c’est être complice d’une tragédie humaine sans précédent.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

Il n’y a pas de processus de paix à Gaza

La deuxième phase du plan Trump, inséré dans le droit international par la résolution 2803 du Conseil de sécurité du 17 novembre 2025, implique le désarmement du Hamas, un nouveau retrait de l’armée israélienne et l’arrivée d’une Force internationale de stabilisation (FIS). Et, plus tard, « …une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuter son  programme de réformes, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers… la création d’un État palestinien. » L’idée serait donc d’avancer étape par étape pour aller « peut-être » un jour vers une solution politique. En fait, le scénario qui se met en place sur le terrain dévoile une réalité bien différente.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Quand le conflit du Sahara Occidental s’invite dans les vignes Bordelaises

Christophe Chiclet, 22 octobre 2012
Tout le monde se méfiait du plombier polonais. Le mistigri n’est jamais venu ! Personne n’avait vu venir le vendangeur sahraoui au fin fond de la Gironde, dans le nord-Médoc, à Pauillac. Pauillac est une bourgade d’un peu plus de 5.000 habitants, sur les bords de l’estuaire de la Gironde. La ville est surtout connue pour ses grands crus médocains. Elle compte 78 viticulteurs, dont la moitié est formée de grands et riches propriétaires de châteaux, voire très grands et très riches. En face, une classe moyenne à peine palpable et peu de commerces dans les petits villages du Médoc. Mais une multitude d’ouvriers agricoles dont certains n’ont même pas les moyens de s’acheter une voiture pour aller travailler.

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Lettre d’information de l’iReMMO