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Proche-Orient, treize mois de conflit: la guerre jusqu’à quand?

Israël a mené ce jeudi de nouvelles frappes sur le Liban. On a appris qu’au moins trois personnes ont été tuées et douze autres blessées à Baalbek, cette grande ville de l’est du Liban, où le Hezbollah est implanté. Quid de la situation militaire sur le terrain au Proche-Orient ? Mais aussi des efforts diplomatiques pour tenter de parvenir à des cessez-le-feu à Gaza et au Liban ? Israël est désormais en guerre depuis 405 jours. Et jusqu’à quand ?

Sur le terrain, les destructions ne s’arrêtent pas aux infrastructures : elles frappent au cœur de la vie humaine et des structures sociales. Des populations entières sont déplacées de force, des foyers, des écoles, et même des universités sont anéantis, laissant des générations sans abri, sans éducation et sans avenir. La majorité des habitants de Gaza Nord a déjà été forcée de fuir vers le sud. Pour ces personnes, le retour est incertain, voire impossible. Nous ne sommes plus dans un désastre humanitaire mais bien dans un véritable « déni d’humanité » ; certains observateurs persistent pourtant dans une négation de la réalité choquante, en minimisant ainsi l’ampleur de cette crise.  Comment ne pas imaginer les conséquences pour les enfants qui grandissent dans cet environnement ?

Le silence et l’inaction de la communauté internationale face à cette crise sont alarmants. En Occident, nous sommes également responsables lorsque nous fermons les yeux sur la gravité de la situation. Ce n’est pas simplement un conflit, c’est un transfert forcé de population, un effacement systématique d’une culture et d’une société entière – un processus que l’on ne peut plus appeler autrement que du nettoyage ethnique. Gaza est aujourd’hui le théâtre d’une crise humaine que le monde entier doit reconnaître et à lequel il doit réagir, car laisser faire, c’est être complice d’une tragédie humaine sans précédent.

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Trafics d’armes dans les Balkans : Nouvelles révélations

Christophe Chiclet, 6 août 2012
De juin 1991 à août 2001, les conflits dans l’espace ex-yougoslave n’ont jamais cessé. Les informations sur les trafics d’armes, de drogue et autre ont souvent fait la une de la presse spécialisée. On croyait presque tout savoir, surtout après l’arrestation de criminels de guerre serbes, croates, bosniaques et albanais. Mais en décembre 2011, un journaliste slovène, Blaz Zgaga a fait de nouvelles révélations fracassantes. Lors du déclenchement des guerres yougoslaves en juin-juillet 1991, l’opinion publique européenne a découvert des scènes de guerre inconnue depuis 1945 sur le vieux continent. La JNA (Armée nationale yougoslave), contrôlée par les Serbes étaient largement équipée. Mais après 1968, et l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie, Josip Broz Tito a craint une intervention de Moscou en Yougoslavie. Il a donc mis en place les défenses territoriales dans chaque République de la Fédération socialiste. Des arsenaux ont ainsi été cachés en Slovénie, Croatie, Bosnie, Macédoine… A l’été 1991, les indépendantistes slovènes, au départ pacifistes, ont pioché dans ces arsenaux de la défense territoriale pour faire reculer la JNA.

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Lettre d’information de l’iReMMO