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Un plan de paix assorti d’une menace?

Un profond scepticisme accompagne ce plan de paix présenté par Trump et Netanyahou. C’est un plan qui ne mérite pas son nom, car il fait abstraction du peuple palestinien et de ses droits. Plusieurs éléments fondamentaux manquent: il n’est pas question d’un État palestinien, ni de la solution à deux États, et Trump soutient le refus de Netanyahou sur cette question.

Le seul point positif potentiel est la possibilité d’un arrêt des massacres et une trêve humanitaire à Gaza, conditionnée à une « reddition totale » du Hamas. Cependant, il y a de quoi être inquiets en raison du flou du plan et des antécédents de Netanyahou, qui a déjà fait déraper des processus de paix par le passé.

Le plan prévoit une autorité transitoire, potentiellement dirigée par Tony Blair, une perspective fortement critiquée. Trump a « embarqué » les pays arabes dans ce plan sous la pression de leurs opinions publiques. Il faudrait voir si ces pays imposeront des conditions, notamment la reconnaissance future d’un État palestinien. Un point d’évolution notable est l’absence de mention de l’annexion de la Cisjordanie, peut-être une concession faite aux pays du Golfe.

La situation pour les Palestiniens, et notamment le Hamas, est décrite comme une « négociation avec le fusil sur la tempe ». La population est exsangue et le Qatar, médiateur clé, a un levier financier considérable pour faire pression sur le Hamas. Inversement, les pays du Golfe, importants partenaires économiques et militaires des États-Unis, ont eux aussi un levier sur Trump pour éviter une rupture et une situation ingérable.

Un autre facteur d’incertitude est lié aux enjeux politiques internes à Israël: Netanyahou est affaibli et son extrême droite est opposée à l’accord. En contrepartie, il aurait négocié une amnistie pour lui-même. En conclusion, bien qu’on puisse espérer que ce plan conduise à un arrêt de la guerre et une libération des otages, beaucoup d’éléments dessinent un cadre « pessimiste » quant à la concrétisation réelle et durable de ce plan, déséquilibré et insuffisamment garanti.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Interview de Burhan Ghalioun

Sébastien Abis, 13 avril 2012
Tribune publiée dans le quotidien français « Les Echos » concernant la sécurité alimentaire en Méditerranée.
LE CERCLE. (par Sébastien Abis) – En Méditerranée, deux dérives se développent et y accentuent l’insécurité humaine, sans faire grand bruit sur le plan médiatique et politique. L’actualité se focalise, non sans raison, sur les conflits armés, les crises financières et ces changements de régime qui sillonnent un espace méditerranéen décidément volcanique.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO