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Pourquoi le président français Macron a-t-il pris l’initiative de reconnaître l’État palestinien?

Une dizaine de pays occidentaux ont donné leur accord d'un seul coup

«Le moment est venu». Le président Macron a prononcé un discours de 22 minutes lors d’une réunion des Nations unies, soulignant l’importance de la reconnaissance de l’État palestinien. M. Macron a été le premier à prendre cette initiative, suivie par les pays européens, l’Australie et le Canada. M. Macron considère cette reconnaissance comme un premier pas vers la « solution à deux États », gelée depuis plus d’un demi-siècle, qui permettrait à Israël et à la Palestine de coexister pacifiquement en tant qu’États indépendants. Les initiatives similaires qui ont suivi dans plusieurs pays semblent indiquer que l’objectif de M. Macron a été atteint dans une certaine mesure.

Qu'est-ce que la reconnaissance d'un État ?

La «reconnaissance d’un État» par un autre pays est un acte qui consiste à reconnaître la «personnalité juridique internationale» du pays concerné. Cette reconnaissance n’entraîne pas de changement majeur dans la situation actuelle de la Palestine, et de nombreux médias français soulignent qu’elle reste symbolique. Il existe déjà des échanges entre les gouvernements français et palestinien, et cette reconnaissance ne constitue pas une avancée significative.

La réaction négative d'Israël et des États-Unis

Cependant, Israël et les États-Unis ont vivement réagi. En août, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a adressé une lettre directement à Emmanuel Macron, critiquant la France pour avoir encouragé l’antisémitisme. Il a ensuite annoncé l’expansion des colonies en Cisjordanie. Les États-Unis ont également annulé les visas de la délégation palestinienne, les privant ainsi de la possibilité de participer directement à la conférence des Nations unies.

La non-reconnaissance renforce la minorité

Jusqu’à présent, les quelque 150 pays qui avaient reconnu la Palestine étaient principalement des anciens pays socialistes et des pays d’Amérique latine, qui se distancient des États-Unis. Mais cette fois-ci, des pays occidentaux comme le Royaume-Uni et le Canada ont décidé de reconnaître la Palestine, ce qui place les États-Unis et leurs alliés dans une position encore plus minoritaire et renforce le vent contraire.

Bien que la Palestine soit reconnue comme État observateur à l’ONU depuis 2012, son adhésion officielle est bloquée par le droit de veto des États-Unis. Malgré cela, la Palestine a intensifié ses activités diplomatiques au sein des organisations internationales ces dernières années, et cette «vague de reconnaissances» devrait contribuer à soutenir ses efforts.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Sahara Occidental : un conflit bloqué dans un Maghreb en mouvement

Régime Villemont, 29 novembre 2011
La question du Sahara occidental, conflit de décolonisation désormais parmi les plus anciens inscrits à l’agenda des Nations unies, oppose depuis 1975 le Front Polisario et le Maroc. Peut-il trouver de nouvelles issues dans le contexte actuel des profondes transformations au Maghreb ou va-t-il demeurer un conflit bloqué, témoignant de l’impuissance des Nations unies à faire appliquer ses résolutions ?Le Sahara Occidental, alors colonie espagnole, a été inscrit dès 1962, par le Comité chargé de l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux peuples et aux territoires coloniaux (résolution 1514 /1960), dans la liste des territoires non autonomes et a fait l’objet depuis 1965, de résolutions, émanant d’abord de l’Assemblée Générale puis du Conseil de sécurité, rappelant le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

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Lettre d’information de l’iReMMO