Home » L'institut » Membres du Conseil scientifique » Manon-Nour Tannous

Manon-Nour Tannous

Manon-Nour Tannous est docteure en relations internationales, maitresse de conférences à l’Université de Reims Champagne-Ardenne (CRDT), et chercheure associée à la chaire d’Histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France et au Centre Thucydide à l’Université Panthéon-Assas Paris II. Elle travaille notamment sur la crise syrienne, ses dynamiques internationales et la fabrique de la politique étrangère. Elle est l’auteure de Chirac, Assad et les autres. Les relations franco-syriennes depuis 1946 (PUF, 2017), La Syrie au-delà de la guerre (Le Cavalier bleu, 2022), et a dirigé l’ouvrage collectif Fréquenter les infréquentables. Le choix des interlocuteurs en diplomatie (CNRS Éditions, 2023). Elle a présidé le Cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient (CCMO) et est aujourd’hui rédactrice en chef de la revue Mondes arabes.

ÉDITO

ÉDITO

L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.

Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée

Lire la suite »

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Kosovo : logique du pire ?

Robert Bistolfi, 25 janvier 2008
A la jonction de plusieurs conflits, le dossier du Kosovo est de nouveau au devant de la scène. L’échec politique de l’intervention internationale se lit dans l’absence de rapprochement entre Serbes et Kosovars albanophones. Le plan Ahtisaari qui est sur la table opère un renversement du schéma de sortie de crise initial, et son application serait lourde d’incertitudes. L’interférence des grandes puissances (positions opposées, étatsunienne et russe) joue sur les dynamiques politiques divergentes à Belgrade et Pristina, reflétées par les élections récentes ou en cours.

Lire la suite »
Lettre d’information de l’iReMMO