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Manon-Nour Tannous

Manon-Nour Tannous est docteure en relations internationales, maitresse de conférences à l’Université de Reims Champagne-Ardenne (CRDT), et chercheure associée à la chaire d’Histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France et au Centre Thucydide à l’Université Panthéon-Assas Paris II. Elle travaille notamment sur la crise syrienne, ses dynamiques internationales et la fabrique de la politique étrangère. Elle est l’auteure de Chirac, Assad et les autres. Les relations franco-syriennes depuis 1946 (PUF, 2017), La Syrie au-delà de la guerre (Le Cavalier bleu, 2022), et a dirigé l’ouvrage collectif Fréquenter les infréquentables. Le choix des interlocuteurs en diplomatie (CNRS Éditions, 2023). Elle a présidé le Cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient (CCMO) et est aujourd’hui rédactrice en chef de la revue Mondes arabes.

ÉDITO

ÉDITO

Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Il faut aller en Tunisie : notes d’un tour dans l’Extrême-Sud (juillet 2011)

François Pouillon, 27 août 2011
Invité en Tunisie pour participer à une école doctorale organisée par un laboratoire de sciences sociales de l’université de Tunis (Diraset), j’en ai saisi l’occasion pour faire, avec de jeunes collègues, un tour dans le Sud-Est, une région que je connaissais assez bien pour y avoir enquêté dans les années 1970. J’en ai rapporté ces impressions de voyage. Encore une fois, ce voyage a été précédé de nouvelles alarmistes . Mes amis de Tunis m’engagent à la prudence : des classes dangereuses aux coupeurs de route, il n’y a qu’un pas, et on signale des poches d’insécurité dans la région de Sidi Bou Zid, épicentre de la révolution démocratique. D’autres vont commenter : il semble que cela arrangerait bien le gouvernement provisoire, en facilitant un regroupement grégaire autour de la ligne qu’il incarne. Je ne suis pourtant pas descendu au Sud par cette route des steppes : pour aller au Sud-Est, mon objectif, la nouvelle autoroute de la côte nous conduit en quelques heures à Gabès.

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Lettre d’information de l’iReMMO