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Auteur·e·s 2020

Né en 1983 à Chartres, Youssef Abbas vit à Paris où il travaille dans le secteur financier. Dans Bleu, Blanc, Brahms (Actes Sud, 2019), son premier roman, il relate la soirée du 12 juillet 2018. Alors que la France chavire, pour un temps au moins, “blacks, blancs, beurs”, d’autres vivent autre chose, des événements plus tristes… Voisins du même HLM d’une petite ville du Centre, Hakim et Yannick passent la soirée avec de jeunes bourgeois locaux, et leur malaise va croissant, alors que Guy, proche de la trentaine, suit le match en écoutant Brahms et revit son enfance, sa jeunesse, ses erreur et ses regrets. Les trois vont se rencontrer au coup de sifflet final.
Kader A. Abderrahim, né en 1955, est directeur de recherche à l’Institut Prospective et sécurité en Europe (IPSE), maître de conférences à l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris et Senior Advisor à Brussels International Center. Connu pour son ouvrage Daech. Histoire, enjeux et pratiques de l'Organisation de l'État islamique (Eyrolles, 2016), Abderrahim fait de la recherche sur les systèmes politiques du Maghreb. Son ouvrage Géopolitique de l’Algérie (Bibliomonde) paraît le 25 février 2020.
Auteure et dessinatrice de BD, Zeina Abirached est née en 1981 à Beyrouth. Aujourd’hui, elle partage son temps entre Paris et sa ville natale. Elle a fait des études à l’Académie libanaise des Beaux-arts et à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs à Paris. Ses deux premiers albums, [Beyrouth] Catharsis (Cambourakis) et 38 rue Youssef Semaani (Cambourakis) ont paru en 2006. Son album Le Piano Oriental (Casterman, 2015) a obtenu le Prix Phénix de littérature en 2015 et en 2017. Elle a été nommée chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en 2017.
Née en 1986 à Alger, Kaouther Adimi est diplômée en lettres modernes et en management international des ressources humaines. Elle vit et travaille actuellement à Paris. Son premier roman, L'Envers des autres (Actes Sud, 2011), a obtenu le prix de la Vocation. Elle a reçu l’an passé le prix Beur FM Méditerranée remis au Maghreb-Orient des livres pour Nos richesses (Seuil), ouvrage déjà récompensé par le Renaudot des lycéens et par le prix du Style.
Sociologue, historien et auteur turc né en 1953, il est l’un des premiers universitaires turcs à reconnaître le génocide arménien par l’Empire Ottoman. Arrêté en 1976, il est condamné à dix ans d'emprisonnement. Il réussit à s’évader un an plus tard et obtient l’asile politique en Allemagne (alors la RFA) en 1978. Docteur de l’Université de Hanovre et auteur d’une thèse sur le génocide arménien et le nationalisme turc, il enseigne aujourd’hui dans plusieurs universités américaines.
Née en 1950 à Damas, Salwa Al Neimi vit aujourd’hui à Paris. Après des études de littérature arabe et de théâtre, elle a travaillé comme journaliste culturelle. Outre La Preuve par le miel (Éditions Robert Laffont, 2008), un choix de ses poèmes, traduits par elle-même, a paru en français sous le titre Mes ancêtres les assassins (Paris-Méditerrannée, 2003). Elle a aussi écrit un recueil de nouvelles, Le Livre des secrets, et un recueil d’entretiens littéraires intitulé J’ai participé à la supercherie. Son dernier roman s'intitule Presqu'île arabe (Robert Laffont, 2013)
Mojeb Al-Zahrani, d’origine saoudienne, est spécialiste de littérature comparée. Il a enseigné de nombreuses années à l'Université de Riyad après avoir dirigé le département des arts libéraux de l'Université Yamama en Arabie Saoudite. Depuis 2016, il est Directeur général à l’Institut du monde arabe à Paris. Son ouvrage L’image de l’Occident dans le roman arabe (Erick Bonnier) a paru en novembre 2019.    
Journaliste et écrivain, il nourrit depuis l’enfance une passion pour l’écriture. Également dessinateur, guitariste, cuisinier, il quitte le journalisme pour devenir un temps enseignant universitaire et agriculteur, avant de (ré)intégrer le Matin en 1996, qu'il dirige pendant 5 ans. En 2001, il écrit un livre sur les événements de la Kabylie qu’il a nommé Vous ne pouvez pas nous tuer, nous sommes déjà morts! L’Algérie embrasée, puis revient en Algérie pour occuper le poste de directeur de publication du quotidien Liberté mais ne tarde pas à repartir en France où il décide de s’installer. Depuis 2004, il travaille à Jeune Afrique. Il publie en 2020 Bouteflika, l’histoire secrète (Éditions du Rocher).
Taleb Alrefai est né en 1958 au Koweït. Avant de joindre le Conseil national (koweïtien) de la culture, des arts et des lettres, il a travaillé en tant qu’ingénieur civil. Ses ouvrages touchent souvent à la situation des femmes et à celle des travailleurs immigrés. En 2009, il a présidé le jury de l’International Prize for Arabic Fiction. Son œuvre compte une douzaine de recueils de nouvelles et des romans. Son dernier livre, Al-Najdi le marin (Actes Sud), paraît en février 2020.
Né en 1978 à Paris, Karim Amellal a vécu en France et en Algérie. Ecrivain et enseignant à Sciences po, il dirige l'organisation CIvic Fab, qui lutte contre l'extrémisme et l'intolérance. Franco-algérien, il a co-fondé en 2013 un média participatif sur l'Algérie et la diaspora algérienne. Il a publié en 2005, chez Flammarion, un essai intitulé Discriminez-moi ! Enquête sur nos inégalités et, en 2006, un premier roman chez Stock : Cités à comparaître. Son dernier livre est un roman sur l'Algérie : Dernières heures avant l'aurore (L'Aube, 2019), qui brosse un portrait crépusculaire de l'Algérie de Bouteflika, où pointent déjà les prémisses de la révolte.
Né à Beyrouth, Camille Ammoun a vécu dix ans à Dubaï en tant que consultant en politiques publiques. Diplômé de Sciences Po Paris, il travaille désormais sur les questions de résilience et de durabilité urbaine. Il vit entre Paris et Beyrouth. Son roman Ougarit a été publié en 2019 aux éditions Incultes.
Née en 1978, Sofia Aouine est journaliste radio et documentariste autodidacte. En 2003, à 25 ans, elle rencontre au Burkina une journaliste de RFI qui l’éblouit. Après un stage au service de presse de RFI, elle devient pigiste pour plusieurs émissions dont Travaux publics (France Culture), Cahier Nomade (RFI), Reines d’Afrique (RFI), L’Afrique enchantée (France Inter)... Son premier roman, Rhapsodie des oubliés (Éditions de la Martinière, 2019), raconte le quotidien de Barbès: « Ma rue raconte l’histoire du monde avec une odeur de poubelles. Elle s’appelle rue Léon, un nom de bon Français avec que des métèques et des visages bruns dedans.»
Julie d’Andurain, née en 1968, est une historienne française, spécialiste de la période coloniale et de l'histoire des conflits aux XIXe-XXIe siècles. Elle est spécialisée dans l’Afrique et le monde arabe. Elle est professeure à l'Université de Lorraine à Metz. Dans le milieu militaire comme à l'Université, Julie d'Andurain plaide aujourd'hui pour une meilleure synergie entre les milieux militaire et universitaire dans la recherche sur les conflits. Elle est la petite-fille de Marga d’Andurain, à laquelle elle consacre cet ouvrage paru en 2019 aux éditions Hémisphères / Maisonneuve et Larose.
Mehdi Azzar est un artiste plasticien qui vit à Paris. Avec Ramadan(s) (Ligne de vie, 2019), il signe son premier roman, inspiré de son propre vécu. Il s'agit de chroniques douces-amères racontant les ramadans d'Ali, jeune Franco-Marocain qui, au fil des ans, finit par prendre en grippe ce mois de jeûne imposé par la pression communautaire. D'un Ramadan à l'autre, Ali, un jeune franco-maghrébin nous raconte son enfance, puis son adolescence dans une localité normande.
Bertrand Badie, né en 1950 à Paris, est un politiste spécialiste des relations internationales. Il est enseignant-chercheur associé au Centre d’études et de recherches internationales (CERI) et professeur émérite des universités de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris. Le journaliste et essayiste Dominique Vidal est né en 1950 à Paris. Il est titulaire d’une maîtrise en philosophie et d’un diplôme d’études approfondies d’histoire. Vidal est spécialiste du Proche-Orient, plus précisément du conflit israélo-palestinien, auquel il a consacré plusieurs ouvrages.
Auteure de pièces théâtrales, Hajar Bali, née à Constantine en 1961. Elle enseigne depuis 1985 les mathématiques à l'université des sciences et de la technologie d'Alger et fonde en parallèle en 2000 la compagnie Chrysalide. En plus de ses écritures théâtrales (une quinzaine de pièces dont Rêve et vol d'oiseau), Hajar Bali est auteur de récits , de poèmes et de nouvelles. Dans son dernier roman Écorces (Belfond, 2020), Hajar Bali met en scène des hommes et des femmes contrariés par le destin, en prise avec la complexité de leurs désirs, dans une société algérienne où la tradition, la famille et les dogmes sont encore tout puissants.
Ahmed Bedjaoui est un critique de cinéma, universitaire et producteur algérien. Diplômé de l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC), il est aussi titulaire d’un doctorat en littérature américaine. En 2015, il a reçu la médaille Federico Fellini de l’UNESCO pour son travail avec le cinéma. Michel Serceau est docteur d’État. Il a enseigné le cinéma aux Universités de Paris 3, Paris 4 et Paris 10. Il a aussi écrit de nombreux articles et livres sur le cinéma.
Chef du service d’Hépato-gastro-entérologie pendant dix ans dans un Hôpital en Normandie, le Docteur Hakim Bécheur travaille depuis 2009 dans un grand CHU parisien. Il vient de publier Colère blanche à l'Hôpital. Entre utopie et réalité : chroniques d'un médecin engagé, aux Éditions Michalon. L’avant-centre de l’Étoile a été publié en avril 2019 aux éditions Fauves.
Azouz Begag est né le 5 février 1957 à Lyon de parents algériens. Il acquiert la nationalité française en 1989 et, dès lors, s'engage profondément en politique. Ce chargé de recherche en économie et en sociologie au CNRS s'engage d'abord à droite comme ministre délégué du gouvernement Villepin, avant de rejoindre le MoDem, puis la République solidaire de Dominique de Villepin en 2010. Azouz Begag, auteur reconnu, écrit également des livres pour enfants.
Né en 1951 à Gabès, Tahar Bekri est un poète tunisien. Il vit à Paris depuis 1976, il est maître de conférences honoraire à l’Université de Paris-Nanterre. En 2018, il a reçu le Prix international de littérature francophone Benjamin Fondane et en 2019, il a reçu le Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises de l’Académie Française. Il écrit en français et en arabe plus d'une vingtaine d'ouvrages ( poésie, essai, livre d'art ).
Akram Belkaïd est journaliste et essayiste algérien. Né en 1964 à Alger, il est journaliste au Monde diplomatique et collabore à Orient XXI, ainsi qu’au Quotidien d’Oran. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le Maghreb et l'Algérie ainsi que d'un recueil de nouvelles se déroulant dans le monde arabe à la veille de l'invasion de l'Irak, en mars 2003. Il publie en 2019 L’Algérie en 100 questions. Un pays empêché (Tallandier).
Alyssa Belghith est née à Sfax en Tunisie. Exerçant le métier de professeur de français depuis près de trois ans, elle a eu son diplôme de fin d'études en littérature française à l'École normale supérieure de Tunis. Commençant d'abord son odyssée littéraire exclusivement comme poétesse, elle a élargi ses perspectives en expérimentant l'écriture théâtrale, analytique et romanesque. Elle a aussi défriché le terrain du conte et de la nouvelle. Cette pièce est néanmoins la première qui soit portée au public en tant qu'oeuvre éditée. Elle a reçu le Prix spécial du Jury des Prix Comar d’Or du roman tunisien pour son dernier roman Amants de la mer (Arabesques, 2018).
Abdelkarim Belkassem est né en 1963 à Safi au Maroc et vit en France depuis 2004. Il est professeur de littérature arabe, joueur d’oud (musique arabo-andalouse) dans un orchestre réputé et ténor en chant oriental. Auteur de quatre romans, son écriture est considérée comme un pont entre ses deux cultures. Il est également membre de la Société des gens de lettres (SGDL). La Mémoire de Saghir a été publié en 2019 aux éditions Thot.
Mustapha Benfodil, né en 1968, est reporter au quotidien algérien El Watan et auteur d’une œuvre protéiforme : nouvelles, poèmes, pièces de théâtre. Alger, journal intense a été publié en 2019 aux éditions Macula. Il a publié trois autres romans aux éditions Barzakh : Zarta ! (2000) ; Les Bavardages du Seul (2004) ; Archéologie du chaos (amoureux) (2007). En 2018, il a publié Cocktail Kafkaïne (poésie noire) chez Hesterglock Press.
Daphné Bengoa (1981) vit et travaille à Paris comme photographe et cinéaste indépendante. Elle collabore en outre comme commissaire d’exposition et productrice à de nombreux projets culturels. Le photographe Léo Fabrizio (1976) vit et travaille à Lausanne. Son premier livre monographique Bunkers (2004) lui apporte une reconnaissance internationale, avec de nombreuses expositions, notamment la 9e Biennale d’architecture de Venise. Il est lauréat de prix prestigieux comme les bourses Leenaards (2004) ou le concours suisse de design (2003, 2006, 2001).
Une cinquantaine de lettres d’Albert Camus à des proches d’Alger rencontrés quand il avait vingt ans : le sculpteur et peintre Louis Bénisti (1903-1995), son frère Lucien et leurs épouses respectives. Exceptionnelle par la précocité et la longévité des amitiés qui la fondent, cette correspondance inédite affine notre vision de l’écrivain. Elle éclaire aussi l’effervescence créatrice d’une jeune génération dans l’Algérie des années 1930.
L’islamologue, politologue et enseignant franco-marocain Rachid Benzine est né en 1971 à Kénitra. En 1996, il a été champion de France de kick-boxing, puis s'est orienté vers des études d'Histoire et d'islamologie. Il a enseigné à l'Institut d'études politiques d'Aix en Provence, dans le cadre du Master "Religions et société", et a été chercheur associé à l'observatoire du religieux. Il est notamment codirecteur de la collection Islam des lumières aux éditions Albin Michel. Ainsi parlait ma mère (Seuil, 2020) est son premier roman.
Rania Berrada est née à Rabat en 1993. Après un baccalauréat scientifique au Maroc, elle a suivi une licence d'Économie à Paris-1 et un master en journalisme au Celsa et à l'université de New York. À torts et à raisons (L’Harmattan, 2019) est son premier roman.
Né en 1957 à Constantine, Taoufik Bestandji est un musicien algérien. Il est diplômé en sciences de l’éducation, en sociologie et en anthropologie de la musique.
Maïssa Bey, née en 1950 à Ksar-el-Boukhari en Algérie, est une femme de lettres algérienne. Après avoir fait des études de lettres à Alger, elle a travaillé comme professeure de français à la ville de Sidi-Bel-Abbès, où elle réside toujours. Aujourd’hui, elle anime l’association culturelle Paroles et Écritures, dont l’objectif est de créer des plate-formes d’expression culturelle. Elle a obtenu le Prix des Libraires Algériens, en 2005, pour l’ensemble de son œuvre. Aux éditions barzakh sont déjà parus ; Entendez-vous dans les montagnes… (2002), et trois romans : Surtout ne te retourne pas (2005), Bleu Blanc Vert (2006) et Pierre Sang Papier ou Cendre (2008).  
Pascal Boniface est Directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l’Institut d’études européennes de l’Université Paris 8. Il a écrit ou dirigé la publication d’une soixantaine d’ouvrages ayant pour thème les relations internationales, les questions nucléaires et de désarmement, la politique étrangère française, le conflit du Proche-Orient et ses répercussions en France. Nombre d’entre eux sont devenus des classiques réédités régulièrement et traduits dans plusieurs langues. Hubert Védrine, est un diplomate et homme politique français membre du Parti socialiste. Il a été ministre des Affaires étrangères sous le gouvernement Jospin. Jusqu’en 2016, il animait la rubrique « Le monde selon Hubert Védrine » dans Les Matins de France Culture.
Charles Bonn, né en 1942, est un auteur français. Professeur en littérature maghrébine francophone, il a enseigné à l’Université Paris 13, à l’Université Lyon 2 et à l’Université de Leipzig. Depuis 2007, il est Professeur émérite à l’Université Lyon 2. Son premier livre, Kateb Yacine : Nedjma (Presses Universitaires de France), a paru en 1990.
Anissa M. Bouziane, née aux États-Unis d’un père marocain et d’une mère française, est écrivaine, réalisatrice de films et enseignante. Comme sa narratrice, elle a assisté à l’effondrement des Twin Towers à New York en 2001. Après avoir vécu au Maroc et aux États-Unis, elle vit désormais à Paris. Diplômée de la Columbia University School of the Arts de New York, Anissa M. Bouziane termine un doctorat en Creative Writing à l’Université anglaise de Warwick.
Docteur en histoire et en sciences politiques, Hamit Bozarslan est directeur d’études à l’EHESS depuis 2006. Il a co-dirigé l’IISMM (Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde musulman) entre 2002 et 2008. Auteur d’une Histoire de la Turquie et de Sociologie politique du Moyen-Orient, ses études actuelles portent sur la sociologie politique et historique du Moyen-Orient.
Aujourd’hui maître de conférences à l’Université Paris 7-Diderot, Denise Brahimi est née en 1936 à Mâcon. Elle a vécu dix ans à Alger avant de s’installer à Paris en 1972. Elle enseigne la littérature comparée et elle est spécialiste des récits de voyage au Maghreb, sujet auquel elle a consacré sa thèse de doctorat ainsi que plusieurs ouvrages. Elle s'intéresse particulièrement aux femmes qui écrivent et à leurs personnages féminins.
Naoufel Brahimi El Mili est docteur en sciences politiques. Sa thèse, soutenue à Sciences Po Paris sous la direction de Rémy Leveau, portait sur le rôle politique joué par les hommes d’affaires égyptiens. Politologue, il collabore à de nombreux médias et enseigne à Sciences Po Paris. On lui doit notamment Le Printemps arabe : une manipulation ? (Max Milo, 2012). Le premier volume de France-Algérie, 50 ans d’histoires secrètes a paru en 2017, chez Fayard.
Michel Canesi, dermatologue ainsi qu’écrivain franco-marocain, est né en 1952. Il est membre des Comités scientifique et médical de la Fondation Rudolf Noureev. Jamil Rahmani, né en 1952 à Alger, est un médecin et écrivain français. Après des études de médecine dans sa ville natale, il est aujourd’hui chef du service d'anesthésie réanimation urgences à l'Institut hospitalier franco-britannique de Paris. Ensemble, ils ont écrit plusieurs livres, au nombre desquels le roman Le Syndrome de Lazare (Éditions du Rocher, 2006).
Le journaliste et écrivain Thomas Cantaloube est né en 1971 en France. Diplômé de Sciences Po Paris et du Centre de formation des journalistes, il déménage à Los Angeles en 1997 pour travailler comme journaliste pigiste. Il a travaillé pour plusieurs journaux, notamment en tant que rédacteur en chef adjoint de l’Humanité Hebdo en France. Il a aussi passé du temps à Washington D.C. comme free-lancer pour Le Parisien. Aujourd’hui, Thomas Cantaloube réside en France, et travaille dans la rédaction du journal d’information numérique Mediapart.
Passionnée depuis l’enfance par le dessin et la couture, Chadia a quitté le domaine de la publicité où elle travaillait pour se lancer dans la création de sa propre marque d’accessoires de décoration pour enfants dessinés et réalisés par ses soins. Elle exerce également en tant que professeur de mosaïque et plasticienne dans les écoles. Chadia illustre des histoires pour les enfants en mettant en pratique toutes les techniques acquises durant des années.
Né en 1982, Victor Collet a vécu et milité pendant près de dix ans à Nanterre, prenant part aux luttes de quartier et à la défense des étrangers, aux côtés des habitants des ex-bidonvilles et cités d’aujourd’hui. Docteur de l’université Paris-Ouest Nanterre, sa thèse, dont est tiré son ouvrage, portait sur la mémoire de l’immigration à Nanterre, inscrite dans l’histoire plus large des différentes “âges” des mobilisations pro-immigrés.
Kamel Daoud est né en 1970 en Algérie. Il est un écrivain et journaliste d'expression française, lauréat du prix Goncourt du premier roman en 2015. Il entre en 1994 au Quotidien d'Oran, où il est ensuite rédacteur en chef pendant huit ans. Il est également chroniqueur et éditorialiste pour différents médias, dont Le Point et le New York Times.
Rafik Darragi, né en 1939 à Sousse, est un universitaire tunisien auteur de plusieurs romans historiques. Titulaire d'un doctorat d'État ès lettres anglaises de l'université Paris IV-Sorbonne, cet angliciste tunisien résidant en France, spécialiste de William Shakespeare, est professeur de lettres anglaises aux universités de Tunis et Paris et a dirigé l’Institut Bourguiba des Langues Vivantes. Il est décoré de l’Ordre de l’Education de la République tunisienne. Membre du bureau exécutif de l’ISA (International Shakespeare Association), il est aujourd’hui romancier et critique littéraire.
Elsa Despiney est historienne, passionnée d’art moderne et contemporain tunisien. Elle a organisé plusieurs expositions d'art contemporain à Dakar. Elle a publié des contributions sur l'art et les artistes africains et participe régulièrement à des consultations sur l'art contemporain en Afrique. Son ouvrage Artistes de Tunisie, avec Ridha Moumni, elle rend hommage dans son ouvrage à plus de 200 artistes sur une période d’un siècle et demi.
Catherine Dib est connue pour son parcours universitaire, son engagement francophone et son travail dans la solidarité associative, pour lesquels elle a reçu la Légion d’Honneur en 2015. Elle est la fille de Mohammed Dib, célèbre écrivain algérien.
Rabia Djelti est une écrivaine et poétesse algérienne. Elle écrit dans trois langues l'arabe, le français et l'espagnol. Après avoir obtenu un doctorat d’État en littérature, elle devient professeure de littératures modernes et maghrébines, à l'université d'Alger. Elle a produit et animé l'émission radio "Ève et le Monde", consacrée à la liberté de la femme algérienne et aux formes de sa résistance culturelle, puis elle sera productrice et animatrice de l'émission télé "Seuils" consacrée à la poésie et aux poètes. Elle est nommée directrice des arts et lettres (ministère de la Culture) en 2003 avant de devenir conseillère auprès du ministère de la Culture de 2005 à 2007. Elle reçoit en février 2002 à Abu Dhabi, le prix de la création littéraire arabe. Elle présente au Maghreb-Orient des livres son dernier ouvrage, Les ailes de Daouya (Barzakh, 2020)
Khojesta Ebrahimi est la traductrice du recueil "Sous le ciel de Kaboul. Nouvelles de femmes afghanes". Elle est également enseignante à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO).
Samira El Ayachi est une romancière française née dans le nord de la France. Elle signe à 27 ans son premier roman, La vie rêvée de Mademoiselle S. (Sarbacane). En 2013 paraît Quarante jours après ma mort (L’Aube). Son troisième roman, Les femmes sont occupées (L’Aube, 2019), met en scène une héroïne anonyme des temps modernes : une femme-mère célibataire nous ouvre les portes de sa réalité intime, et partage un regard sans concession sur les contradictions de la société contemporaine.
Née le 23 juin 1984 à Romorantin-Lanthenay, Nassira El Moaddem est une journaliste française. Après avoir travaillé pour iTélé, Canal + et au journal de 20h de France 2 et avoir dirigé le Bondy Blog entre 2016 et 2018, elle est aujourd'hui journaliste indépendante. Suivant l'actualité des Gilets jaunes, elle met à profit ses retours à sa région d'enfance en Sologne à Romorantin et tire de ce retour aux sources son premier ouvrage, Les Filles de Romorantin (L’Iconoclaste, 2019).
Né en 1961 au Maroc, Youssouf Amine Elalamy publie son premier livre, Un Marocain à New-York (La Croisée des chemins), en 1998. Publié deux ans plus tard, son récit Les Clandestins (Eddif, 2000, Au Diable Vauvert, 2001) remporte le Prix Grand Atlas en 2001, décerné par l’ambassade de France au Maroc. Enseignant à l’université de Kénitra, Elalamy collabore à plusieurs médias, d’envergure nationale et internationale. Artiste visuel, il associe fréquemment ses ouvrages à des projets artistiques ; il a donné vie, en collages, aux cinquante personnages qui peuplent son roman Miniatures (Hors-Champs, 2004).
Née en Auvergne en 1973 de parents immigrés d’Algérie, Dalie Farah est agrégée de lettres. Elle est enseignante depuis 1995 : au collège en ZEP, à la fac, en IUT, au lycée, en classe prépa. Elle a enseigné la lecture, le français langue étrangère, la linguistique, la communication, la littérature. Elle est actuellement professeure en classe préparatoire près de Clermont-Ferrand. Impasse Verlaine (Grasset, 2019) est son premier roman.
Zainab Fasiki est née en juillet 1994 à Fès. Ingénieure en mécanique, elle détient également une patente professionnelle de bédéiste et d’illustratrice. Artiste militante pour les droits des femmes et les libertés individuelles, Zainab est fondatrice du collectif /WOMEN POWER/ qui invite chaque mois vingt jeunes femmes à prendre part à des workshops pour encourager les jeunes artistes dans leur carrière artistique.
Maître de conférences à l’Université de Picardie Jules Verne (ESPE d’Amiens), Ismaïl Ferhat est un chercheur rattaché au laboratoire CAREF. Ses travaux portent notamment sur les politiques éducatives dans la France contemporaine et le syndicalisme enseignant.
Mohamed-Chérif Ferjani, né en 1951, est un politologue, islamologue et universitaire tunisien installé en France. Professeur de science politique à l'université de Lyon, il est chercheur, entre autres, au Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient. Ses travaux traitent de l'histoire des idées politiques dans le monde arabe, du rapport entre le politique et le religieux dans le champ islamique et des rapports entre savoir et pouvoir. En 2009, il obtient le prix du Grand Atlas au Maroc pour la version espagnole de son livre Le politique et le religieux dans le champ islamique (Fayard, 2005).
Carine Fernandez a écrit plusieurs romans chez Actes Sud : La Servante abyssine, La Comédie du Caire et La Saison rouge. Elle est également l’auteure d’Identités barbares (JC Lattès, 2014) et de Mille ans après la guerre (Les Escales, 2017). Longtemps expatriée au Moyen-Orient, elle connaît intimement l’Arabie Saoudite où elle a vécu treize ans. En 2018, elle a reçu le prix Henri de Régnier de l’Académie française ; elle a été la marraine du Printemps des poètes en 2019.
Touriya Fili-Tullon est enseignante-chercheuse en littérature comparée et francophonie à l’Université Lyon 2-Lumière. Elle est responsable du Master Genre, Littérature, Culture. Son domaine de recherche porte sur les différentes figures de subversion à l’œuvre dans les fictions contemporaines au Maghreb et au Machreq ainsi que sur les littératures contemporaines de langue arabe et française et sur la traduction féministe et postcoloniale. Elle est membre du laboratoire Passages XX-XXI.
Jean-Pierre Filiu, né à Paris en 1961, est un universitaire français, historien et arabisant, spécialiste de l'Islam contemporain. De 1988 à 2006, il a servi comme conseiller des Affaires étrangères dans les ambassades de France en Syrie, en Tunisie et en Jordanie. Il a aussi à ce titre été membre des cabinets du ministre de l'Intérieur (1990-1991), du ministre de la Défense (1991-1993) et du Premier ministre (2000-2002). Le président de la République François Hollande l'a nommé, en 2012, à la commission d'élaboration du Livre blanc de la Défense et de la Sécurité nationale. Il est professeur à Sciences Po Paris ainsi que chercheur associé au CERI.
Née en 1951, professeure agrégée retraitée et Docteur ès-Lettres, Jeanne Fouet-Fauvernier a publié deux ouvrages sur Driss Chraïbi aux éditions L'Harmattan, Driss Chraïbi en marges (L’Harmattan, 1999), de la Mère du printemps (L’Oum-er-Bia) de Driss Chraïbi, Etudes pédagogiques (L’Harmattan, 2008), et de nombreux articles dans diverses revues. Elle est l'actuelle présidente de la Coordination Internationale des Chercheurs sur les Littératures Maghrébines. Elle a obtenu en 2008 le Premier Prix du Concours International des 10 Mots organisé par l’AFAL.
Jacques Frémeaux est né en 1949 à Alger. Il quittera l’Algérie en 1962 avec sa famille. Ancien élève de l’ENS Ulm, agrégé et docteur en histoire, ce spécialiste de l’Algérie coloniale et des empires coloniaux a été maître de conférence pendant de nombreuses années à l’Université Paris-IV Sorbonne. Il a publié une vingtaine d’ouvrages sur l’Algérie coloniale et les empires coloniaux, dont : De quoi fut fait l’Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle, 2014, CNRS ; La Question d’Orient (1770-2012), 2017.
Françoise Gallo, née en Tunisie dans une famille sicilienne, rejoint à huit ans la Provence, où elle étudie la philosophie et l’enseigne un an, avant de devenir journaliste, à Paris, dans la presse écrite. Elle travaille ensuite à l’Opéra, en France et en Italie ; puis au cinéma en Italie, avec le réalisateur Ermanno Olmi (1931-2018). Elle écrit et réalise des fictions et des documentaires. En 2006, elle signe un 52 minutes, Stessa Luna, Prix SCAM «Brouillon d’un rêve littéraire», point de départ de l’écriture de ce roman inspiré de l’histoire de sa famille, et de tant d’autres. Elle vit entre Aix-en-Provence et Paris. La Fortuna (Liana Levi, 2019) est son premier roman.
Natif de Gironde et diplômé de l'Ecole d'Ingénieurs de Marseille, Jean-François Garde a été enseignant coopérant à Batna, en Algérie, de 1966 à 1969. Entretenant depuis cette période des liens avec ses anciens élèves, il est retourné en Algérie pour les rencontrer en 2014, et c'est grâce à leur soutien et leur participation que ce livre a vu le jour.
Ryad Girod est né en 1970 à Alger où il enseigne les mathématiques au Lycée français. Il a enseigné aussi à Riadh et à Paris. Son premier roman, Ravissements, est paru en 2010. Il est publié en Algérie par les éditions Barzakh. Son troisième roman, Les yeux de Mansour (P.O.L, 2019), a reçu en 2019 le prix Assia Djebar et le prix Révélation de la Société des Gens de Lettres.
Joumana Haddad est née en 1970. Elle dirige les pages culturelles du quotidien libanais An-Nahar, ainsi que le magazine Jasad (Corps), qu’elle a fondé en 2009. Journaliste et poétesse, elle a publié cinq recueils, dont Le Retour de Lilith (Actes Sud, 2011), pour lesquels elle a reçu divers prix, notamment le prix de la fondation Metropolis bleu pour la littérature arabe. Le livre des reines (Jacqueline Chambon, 2019), son dernier roman, narre les vies tragiques et d’une résilience rare de quatre femmes du Levant, aux destins ancrés dans l’histoire tumultueuse de la région.
Né à Caen en 1967, Zadig Hamroune enseigne l’anglais dans un lycée parisien. Son premier roman, Le pain de l’exil, est publié en 2015 aux éditions La Table ronde. Il raconte l’histoire de ses parents, au coeur de la culture kabyle. Le miroir des princes (Emmanuelle Collas, 2019) est son deuxième ouvrage.
Sociologue, Hanane Hazi partage sa vie entre l'Algérie et la France. Militante passionnée d'un monde métissé, elle défend la survie des terroirs, la sauvegarde d'un savoir-faire millénaire en proie à une extinction progressive.
Né en 1974 en Galilée, Ala Hlehel est un écrivain, journaliste et scénariste de langue arabe et hébraïque. Il est également le fondateur du magazine en ligne Qadita.net consacré à la littérature arabe, et qui consacre une rubrique aux auteurs homosexuels, une exception dans le monde arabe. Bon vent, Bonaparte ! Le siège de Saint-Jean d’Acre, paru en 2014 sous le titre original Au revoir ‘Akka, a été publié en 2019 aux éditions Actes Sud (Sindbad), dans la traduction d’Antoine Jockey.
Journaliste franco-marocaine, Fadwa Islah a publié plusieurs nouvelles, notamment dans le livre collectif Lettres à un jeune Marocain (Le Seuil, 2009), ou le récit "Aissatou ou l'enfer d'un accouchement à Casablanca" (2019). Elle centre son travail sur la migration, le racisme, les droits des femmes, les minorités LGBT, le corps et les libertés individuelles. Fadwa écrit, mais utilise aussi fréquemment des vidéos ou des photographies.
Docteur en histoire de l'Université de Paris I Panthéon Sorbonne, habilité à diriger des recherches par l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, Onnik Jamgocyan est spécialiste d'histoire économique et sociale. Il étudie la haute finance de l'Empire ottoman, les négociants ottomans en Méditerranée, à Venise et à Trieste, les liens avec la Russie, la navigation en mer Noire, l'histoire arménienne moderne et contemporaine.
Mohamed Kacimi (ou Mohamed Kacimi-El-Hassani) est un auteur, poète, romancier, dramaturge et essayiste algérien.
Alexandre Kateb est économiste et maître de conférence à Sciences Po. Il dirige un cabinet spécialisé dans l'analyse économique et financière, les stratégies d'investissement et la gestion des risques. Il a également exercé un rôle de conseiller pour plusieurs entreprises et institutions.
Kamel Kateb est chercheur démographe à l’Institut national d’études démographiques, dans les unités de recherche « Migrations internationales et minorités » et « Identités et territoires des populations ». Ses travaux portent sur l’histoire statistique de l’Algérie, l’histoire des populations des pays du Maghreb, leurs systèmes éducatifs, et sur les migrations entre le Maghreb et l’Europe. Il a notamment publié Européens, « Indigènes » et Juifs en Algérie (1830-1962) (INED), Fin du mariage traditionnel en Algérie ? (1876-1998) (Bouchène).     
Professeure de langue et littérature françaises à la retraite, Naget Khadda a enseigné dans les universités d’Alger, Paris 8 et Montpellier. Analyste de la littérature algérienne en langue française, elle est particulièrement reconnue pour ses travaux sur l’œuvre de Mohammed Dib.
Tahar Khalfoune est juriste et universitaire, auteur notamment de Le domaine public en droit algérien : réalité et fiction (L'Harmattan, 2004), et coauteur avec Gilbert Meynier d'un essai : Repenser l'Algérie dans l'histoire. Essai de réflexion (L'Harmattan, 2013).
Saâd Khiari est un cinéaste et auteur franco-algérien. Il écrit de nombreux ouvrages sur l’Algérie, dont Catholique/Musulman, je te connais, moi non plus co-écrit en 2006 avec Henri de Saint-Bon. Dans son dernier roman, il revient sur les lendemains de l’indépendance, qui ont profondément marqué le paysage politique du pays.
Yasmine Khlat est née en 1959 à Ismaïlia (Égypte). Elle a grandi au Liban et depuis 1986, elle vit à Paris et se consacre à l'écriture. Elle a publié des nouvelles, des entretiens avec des artistes, des romans notamment aux éditions du Seuil dont Le Désespoir est un péché, prix des Cinq continents de la francophonie 2001. Est paru en janvier 2019 chez Elyzad son roman Égypte 51, finaliste du Prix de la Littérature arabe de l'IMA. En mars 2020 paraîtra son nouveau roman, Cet amour.
Auteur français, ancien directeur de recherche à l'INSERM, Patrick Kitabgi revient sur l’histoire de son grand-père dans son premier ouvrage : Les tribulations d’un Arménien de Constantinople (Les Éditions du Bosphore, 2018) ; un voyage dans la Constantinople des Sultans - les palais des Dadian, fermiers arméniens des Poudrières de l'Empire ottoman, les quartiers de Péra et de Galata -le Paris de la IIIè République avec ses financiers et le monde implacable de la Bourse, au pays des Chah de Perse, à la recherche d'une concession de chemins de fer en Perse.
Akila Kizzi est enseignante-chercheure en études de genre à l'université Paris 8, Saint Denis. Ses recherches actuelles portent sur les écrivaines et les femmes artistes au Maghreb et dans la diaspora. Elle a consacré une thèse de doctorat à la figure de Taos Amrouche. Elle est régulièrement invitée à participer à des manifestations culturelles liées à la problématique de l'identité berbère, des femmes et de l'écriture. Elle rend hommage à cette figure majeure de la littérature féminine algérienne, et pose, à travers elle, la question de l'émancipation créatrice.    
Née en Algérie en 1965, Souad Labbize a vécu en Allemagne et en Tunisie avant de s’établir à Toulouse. Elle est l'auteure d’un roman, J’aurais voulu être un escargot (Séguier Éditions, 2011), de recueils de poèmes, comme Une échelle de poche pour atteindre le ciel (Al Manar, 2017) et Brouillons amoureux (Les lisières, 2017), et d’un récit, Enjamber la flaque où se reflète l’enfer (Ixe, 2019). Très engagée dans la défense de l’égalité entre hommes et femmes, elle écrit au nom de toutes celles qui prennent la route de l’exil pour affirmer leur indépendance. En 2019, les Éditions Bruno Doucey publient son recueil Je franchis les barbelés.
Après 26 mois et 7 jours de guerre en Algérie, Philippe Laïk entame une longue carrière audiovisuelle. Il est témoin et acteur de l'histoire de la télévision française, de la fin de la RTF à la création de l'ORTF puis à la télévision d'aujourd'hui. Il écrit et réalise ses propres scénarios. Certains de ses films ont été sélectionnés et primés dans des festivals internationaux.
Fouad Laroui, né en 1958 à Oujda, est un écrivain maroco-néerlandais. Ingénieur diplomé de l'École nationale des ponts et chaussées en France, il travaille un temps au Maroc avant d’obtenir un doctorat en sciences économiques et de s'installer à Amsterdam où il enseigne l'économétrie. Il se consacre aussi à l'écriture. Il reçoit en 2013 le prix Goncourt de la nouvelle pour L’Étrange Affaire du pantalon de Dassoukine (Julliard, 2012) et le Grand prix Jean-Giono en 2014 pour Les Tribulations du dernier Sijilmassi (Julliard, 2014).
Docteur en science politique, Olivier Le Cour Grandmaison enseigne les sciences politiques et la philosophie politique à l’université Paris-Saclay-Évry-Val d’Essonne. Il est juge-assesseur, désigné par le HCR à la cour nationale du droit d'asile (CNDA), et appartient au comité de soutien de l'association Primo Levi. Il est notamment l’auteur de Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’État colonial (Fayard, 2005), La République impériale: politique et racisme d’État (Fayard, 2009), Douce France. Rafles. Rétention. Expulsions (Seuil, 2009).
Amélie Le Renard est chercheuse en sociologie au CNRS. Elle travaille principalement sur les enjeux du genre, et se démarque par ses ouvrages sur la péninsule arabique. Elle est membre du conseil pédagogique du master Genre, politique, sexualités et responsable adjointe du master Sociologie de l’EHESS et chercheuse associée au CEFAS (Centre d'archéologie et de sciences sociales de Sanaa). Elle a mené entre autres une enquête ethnographique à Riyad, publiée sous le titre Femmes et espaces publics en Arabie Saoudite (Dalloz, 2011). Ses dernières recherches se concentrent sur les Français qui travaillent à Dubaï.
Djillali Leghima naît en Algérie, puis émigre en France. Il y travaille comme ouvrier, et s’engage à la CGT. Il se rapproche des mouvements indépendantistes algériens, il écrira plusieurs rapports sur les combats entre le FLN et le MNA, les deux mouvements indépendantistes. Militant engagé, il consacre ses écrits à la révolution algérienne, et aux mouvements migratoires.
Pierre-Jean Luizard, historien, est directeur de recherche au CNRS, spécialiste des islams au Moyen-Orient. Il a séjourné plusieurs années dans divers pays du Moyen-Orient, particulièrement en Syrie, au Liban, en Irak, dans le Golfe et en Égypte. Membre du Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (GSRL) à Paris, il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Question irakienne (Fayard, 2004) et Le Piège Daech. L'état islamique ou le retour de l'Histoire (La Découverte, 2015), pour cet ouvrage, il a reçu le Prix Brienne du livre géopolitique en 2015.
Après un voyage à Djibouti, Laurent Maffre se penche sur la France postcoloniale et les conditions de logement des immigrés dans la banlieue parisienne des années 1960. Il en tire une série de romans graphiques, Demain, demain, docufiction composé à partir des témoignages d'Algériens et de Marocains qui ont vécu des années dans ces habitats précaires. Il s'est appuyé sur les photos, les plans et autres documents inédits collectés à l'époque par Monique Hervo, auteure de Nanterre en guerre d'Algérie. Chroniques du bidonville 1959-1962 (Actes Sud BD, 2012), qui inaugure cette série.
Charif Majdalani, né en 1960 à Beyrouth, a fait ses études supérieures en France, pendant la guerre civile libanaise. Il a été un des collaborateurs de la revue L’Orient-Express et il est actuellement chef du département de Lettres françaises de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Il écrit régulièrement dans divers journaux français et libanais (L'Orient-Le Jour, An Nahar, Le Monde, Libération). Charif Majdalani est l’auteur de cinq romans, traduits dans six langues.
Journaliste littéraire, enseignante universitaire et animatrice d’ateliers d’écriture, Georgia Makhlouf se partage entre la France et le Liban. Elle est membre du comité éditorial et correspondante à Paris de L’Orient Littéraire. Elle est responsable du Prix France-Liban de l’Association des écrivains de langue française. Port-au-Prince Aller-Retour (La Cheminante, 2019) est son dernier roman.
Né en 1971 en Tunisie, Saber Mansouri enseigne actuellement à l’École pratique des hautes études. Il est historien, spécialiste de la Grèce Antique sur laquelle il a publié plusieurs ouvrages. Il fonde la collection “Maktaba-Bibliothèque” chez Fayard en 2003, afin de faire connaître des textes inédits de la culture arabo-musulmane. Il a également publié divers articles dans des revues spécialisées.
Farouk Mardam-Bey, né en 1944 à Damas, est un spécialiste de la littérature arabe contemporaine. Installé en France depuis 1965, il a été bibliothécaire à l'Institut national des langues et civilisations orientales avant d’être nommé directeur de la bibliothèque de l'Institut du monde arabe (où il devient conseiller culturel) en 1989. Il devient en 1995 directeur des éditions Sindbad, rachetées par Actes Sud. Farouk Mardam-Bey est aussi l'auteur d'essais et documents sur le Maghreb et le Proche-Orient.
Né à Casablanca, François Martinet est professeur de philosophie, docteur en lettres. Historien, il étudie pendant longtemps l’histoire des bénédictins au Maroc, dont il retrace l’histoire dans son ouvrage, paru en 2019 aux éditions du Sirocco ; pour l'auteur, « Toumliline est bel et bien une expérience mûre, réfléchie et responsable, de gestation d’un monde multiconfessionnel, multiculturel et multiracial où les seules valeurs qui doivent primer sont celles du respect, de la solidarité et de l’enrichissement mutuel qui font la richesse et la source des vertus humaines »
Politiste et spécialiste du Maghreb et du Moyen-Orient, directeur de recherche au CERI depuis 2005, Luis Martinez a obtenu un doctorat en sciences politiques à Sciences Po en 1996. Il a été professeur invité à la School of International and Public Affairs à Columbia University, New York (2000-2001) puis à l’université de Montréal (2007-2008). En 2010-2011, Luis Martinez a été détaché à l'École de la gouvernance et d'économie de Rabat. En janvier 2012, il a rejoint le département des sciences politiques de l'Université internationale de Rabat (UIR).
Journaliste né en 1965 à Rouen, Antoine Menusier a grandi en Suisse et étudié les sciences politiques à Lausanne. Correspondant à Paris de plusieurs journaux suisses, il a été journaliste au Temps de Genève, avant de rejoindre le Bondy Blog en 2007, dont il a été le rédacteur en chef de 2009 à 2011.
Né en 1977, Brahim Metiba a quitté son Algérie natale à l’âge de 23 ans pour vivre en France. La notion de différence l’a très tôt interpellé et continue d’être le centre de ses réflexions : la découverte de sa sexualité d’abord, très tôt, dans un pays où l’on est censé n’avoir qu’une seule sexualité puis, à son arrivée en France, la différence culturelle. Dans son deuxième ouvrage, le livre du père, on retrouve son écriture singulière et les éléments qui composent son univers : l’Algérie, la France, Paris et sa banlieue, ses parents, ses amis, ses morts…
Arezki Metref est né en 1952 en Algérie, il est écrivain, poète et journaliste. Il travaille pour plusieurs éditions, avant de créer l’hebdomadaire Rupture dont il est rédacteur en chef. Journaliste, chroniqueur et écrivain, il a publié en 2015 Le Jour où Madame Carmel sortit son revolver (Dalimen, Alger) et La Traversée du somnambule (éditions Koukou, Alger) puis, en 2017 Mes cousins des Amériques (éditions Koukou).
Serge Moati, né en 1946 à Tunis, est un journaliste et documentariste français. Il travaille surtout pour la télévision mais a aussi été scénariste, producteur de cinéma, acteur et écrivain. Moati fut également conseiller de François Mitterrand en 1971. Sa reconnaissance par le grand public date de 1999, année où il commence à animer sur France 5 le magazine Ripostes. Il est l’auteur de nombreux livres dont Juifs de France, pourquoi partir ? (Stock, 2017), Du côté des vivants (Fayard, 2006), Villa Jasmin (Fayard, 2003), La haine antisémite (Flammarion, 1992).
Lotfi Mokdad est né en 1961 à Berlin. Il suit des études au Conservatoire Libre du Cinéma Français et devient Assistant-réalisateur sur de nombreux films, notamment auprès de Milos Forman ou Jean-Pierre Mocky. Il collabore plusieurs années durant avec différentes chaînes de télévision en France et différentes agences de presse, pour lesquelles il couvre la deuxième révolution égyptienne, l'Irak et la Syrie. Passionné de photographie, Lotfi Mokdad photographie l’Algérie et les Algériens.
Hassouna Mosbahi est né en 1950 à El Ala (Tunisie). Auteur reconnu de langue arabe, il a publié quatre recueils de nouvelles et dix romans. Il est aussi critique littéraire, traducteur et journaliste. Plusieurs de ses romans et nouvelles ont été traduits en allemand, dont Retour à Tarchich, qui a reçu en 2000 le Prix de la ville de Munich. En 2016, le Prix Mohamed Zaf Zaf du roman arabe lui a été décerné pour l’ensemble de son œuvre. Pas de deuil pour ma mère (Elyzad, 2019) est son premier roman traduit en langue française.
Mouhoub El Mouhoud naît en 1960 en Algérie. Professeur d’économie à l’université Paris-Dauphine, El Mouhoub Mouhoud est spécialiste de la mondialisation, des délocalisations et des migrations internationales. Il fonde le Groupement de Recherches International du CNRS en 2007, qu’il dirige. Il œuvre également comme consultant à l’OCDE et à l’ONU. Ses travaux de recherche actuels portent sur la mondialisation, l’intégration européenne et l’élargissement de l’Union Européenne, la localisation des activités, les délocalisations industrielles ainsi que les migrations internationales.
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Timour Muhidine enseigne la langue et la littérature turques à l’Inalco. Il habite en France depuis 1962. Il est chercheur associé à l'Institut Français d'Etudes Anatoliennes (IFEA). Il traduit du turc au français, il écrit également dans le Monde diplomatique. Responsable de la collection « Lettres turques » chez Actes Sud, il a dirigé de nombreux ouvrages dont Paristanbul. Paris et les écrivains turcs au XXe siècle (2000) et L’Autre Turquie. Reportages littéraires (2014).
Mustapha Kamel Nabli est né en 1948 en Tunisie. Universitaire, économiste et homme politique, il enseigne longtemps à l’université de Tunis. Titulaire d'une maitrise en sciences économiques et d'un PhD en sciences économiques de l'Université de Californie à Los Angeles, il est également diplômé de l'Ecole Nationale d'Administration. Il est nommé à la Banque centrale tunisienne après la révolution, et se présente à la présidence en 2014 en tant qu'indépendant, puis il s'en retira en novembre de la même année. Il publie de nombreux ouvrages sur l’économie et les crises financières.    
Hatem Nafti est né en Tunisie, mais vit une majeure partie de sa vie en France. Il y fréquente des cercles d’opposition au pouvoir tunisien. Il est profondément marqué par les révolutions de 2010, qui le poussent à s’investir dans le domaine militant. Il est l’auteur de Tunisie, dessine-moi une révolution. Témoignages sur la transition démocratique 2011-2014 (L’Harmattan, 2015) et intervient régulièrement dans les médias tunisiens et français, ainsi que sur les réseaux sociaux.
Après un cursus universitaire en Psychologie de l’enfant et en Sciences de l’éducation, Fairouz Nouari s'est tournée vers la protection de l’enfance et s’occupe principalement d’enfants et d’adolescents en danger dans leur milieu familial. Elle travaille aussi auprès de jeunes mineurs isolés étrangers, qui viennent souvent de camps de réfugiés. Elle vit actuellement à Villeneuve sur Lot, dans le Sud de la France. En signant Exilés d'une autre France. La saveur d'un fruit amer, elle met en lumière l'histoire des Harkis. Cette biographie romancée, sur les pas de la grand-mère de Fairouz Nouari, raconte l'engagement et la lutte de toutes ces personnes qui ont attendu qu'une seule chose des années durant : la reconnaissance de la patrie.
Hela Ouardi est professeure de littérature et de civilisation françaises à l’université de Tunis, et chercheuse associée au Laboratoire d’études sur les monothéismes du CNRS. Elle a publié en 2016 chez Albin Michel Les derniers jours de Muhammad (plus de 22 000 exemplaires vendus toutes éditions confondues) et en mars 2019 le volume 1 des Califes Maudits : La déchirure qui a suscité de vives polémiques dans le monde musulman. Cet ouvrage est consacré à la façon dont l'entourage du prophète a géré sa succession.
Michèle Perret est née à Oran et vit à Paris. Agrégée de Lettres modernes, professeure honoraire de l'université Paris 10-Nanterre, médiéviste, linguiste et romancière, elle a publié plusieurs ouvrages de linguistique et d'histoire de la langue française, des traductions de récits médiévaux, un roman pour juniors, une fiction inspirée de son enfance en Algérie et un recueil de nouvelles.
Manon Quérouil, journaliste indépendante, est diplômée de l’Institut des Langues Orientales en persan et titulaire d’une maîtrise d’histoire sur l’Iran contemporain. Elle a vécu un an en Iran, puis en Afghanistan où elle était fonctionnaire internationale pour les Nations Unies. Spécialiste du Moyen-Orient, elle a réalisé ces dernières années plusieurs grands reportages. Elle collabore régulièrement avec des grands magazines comme Géo et Paris Match. Elle a été la lauréate de la bourse Lagardère Jeune Talent 2007, catégorie presse écrite, et du prix de l’audace journalistique (Kurt Shork).
Née dans le Gard et d’origine kabyle, Rabia vit aujourd’hui à Montpellier. En 2004, le clown de théâtre devient sa deuxième langue : elle devient alors un “clown acteur social” qui s’intéresse aux enjeux humains. Son clown et sa plume cueillent la parole des autres pour traduire sa sensibilité aux bruits du Monde.
Né en 1976, Mabrouck Rachedi est l’auteur de cinq livres, dont Le poids d’une âme (J.-C. Lattès, 2006), Le petit Malik et La petite Malika (avec Habiba Mahany), publiés aux éditions Jean-Claude Lattès (2008 et 2010). Après une carrière d’analyste financier, il se consacre désormais à l’écriture. Éditorialiste, collaborateur au mensuel Le Courrier de l'Atlas, blogueur (Blog de la Nouvelle Racaille Française) et scénariste, Mabrouck Rachedi anime aussi des ateliers d'écriture scolaires et extrascolaires, en particulier dans des zones sensibles.
Parisa Reza, née à Téhéran en 1965 dans une famille d'intellectuels et d'artistes, est arrivée en France à dix-sept ans. Après Les jardins de consolation (Gallimard, 2015) et Le parfum de l'innocence (Gallimard, 2017), elle vient de publier son troisième roman, toujours en français, sous le titre Les confessions d'un anarchiste (Gallimard, 2019).
Psychologue du sport, professeur à la Faculté des Sciences du Sport de l'Université de la Méditerranée (Marseille), ex-président de la Société Française de Psychologie du Sport, Hubert Ripoll a travaillé auprès de plusieurs équipes de France et avec de nombreux champions olympiques et champions du monde. Ses recherches portent notamment sur les processus mentaux, le traitement de l'information et la décision en sport. Il est également l’auteur de Le mental des coachs (Payot, 2012), Mémoire de là-bas - Une psychanalyse de l'exil (L'Aube, 2012), Le mental en or des champions (Payot, 2008).
Né en 1967, Luciano Rispoli est homme de média et diplomate français, juriste et politologue. Comme diplomate, il a servi en Turquie de 2008 à 2011, en Belgique de 2011 à 2012, au Quai d'Orsay au sein de la direction d'Afrique du Nord et du Moyen Orient. A la suite de ce parcours international, il est nommé conseiller à la représentation permanente française à l’UNESCO, à Paris. Il mêle ses aspirations artistiques dans ses écrits, où l’on retrouve dessins, photographie et poésie.    
Originaire de la wilaya de Sidi Bel-Abbès, né dans le sud de la France en 1973, Mohamed Sadoun est actuellement haut-fonctionnaire et magistrat après une première carrière dans l’enseignement. Il s’intéresse aux questions de justice et à l’histoire du bassin méditerranéen et plus particulièrement de l’Algérie. Il collabore également à la revue Folle Histoire et à Jeune Afrique.
Georges Salines passe plusieurs années au Caire avec sa famille. Il y constate la montée de l’influence de la religion dans le pays. Il est particulièrement marqué par le massacre de Louxor, par des terroristes islamistes. Azdyne Amimour, d'origine algérienne kabyle est le père de Samy Amimour (1987-2015), le premier terroriste a être neutralisé par les forces de l'ordre le 13 novembre 2015. En 2020, Azdyne Amimour publie Il nous reste les mots avec Georges Salines dont la fille Lola, 28 ans, a été tuée au Bataclan.
Hélène Sallon est journaliste au Monde depuis 2010, spécialisée dans la région du Moyen-Orient. Elle a notamment passé plusieurs mois en tant qu’experte sur l’Irak à enquêter sur le règne du groupe État islamique à Mossoul.
Leïla Sebbar, qui a quitté l’Algérie pour la France en 1961, est née d’une mère française et d’un père algérien. Romancière et nouvelliste, traduite dans de nombreuses langues, elle est aussi l’auteure d’ouvrages autobiographiques, dont Je ne parle pas la langue de mon père et L’arabe comme un chant secret, réunis dans un même volume (Bleu autour, 2016).
Samira Sedira est une comédienne, dramaturge et romancière franco-algérienne. Elle naît en 1964 en Algérie de parents qui émigrent en France. Elle devient comédienne dans le théâtre public français. Elle écrit son premier roman en 2013 (L’Odeur des planches, aux éditions du Rouergue). Il est ensuite adapté au théâtre. Elle revient sur les planches plus tard, tout en poursuivant son travail d’écrivaine.
Habib Selmi, né en 1951, est un écrivain tunisien de langue arabe. Il poursuit des études supérieures en langue et littérature arabe à la faculté des lettres et sciences humaines de Tunis. Titulaire d'une maîtrise, il part en France poursuivre ses études à la Sorbonne. Il entame une carrière de journaliste spécialisé dans les rubriques culturelles. En 1998, il est reçu au concours de l'agrégation et enseigne la langue arabe en classes préparatoires d'un lycée parisien. Habib Selmi a publié huit romans et deux recueils de nouvelles.
Shlomo Sand est déjà l’auteur de nombreux travaux qui questionnent durement la construction mémorielle de l’État d’Israël. Il a passé ses deux premières années de vie en camps de réfugiés juifs polonais, en Allemagne. Il a grandi en Israël où ses parents ont émigré. Il a publié, en 2008, Comment le peuple juif fut inventé (Fayard / Prix Aujourd'hui 2009) qui est un ouvrage principalement historiographique, et qui propose aussi une critique de la politique identitaire de son pays.
Nedjib Sidi Moussa est né en 1982 dans le nord de la France. Il est connu pour son engagement politique à gauche. Docteur en sciences politiques, il enseigne dans plusieurs universités. Il a fait paraître une dizaine d’articles scientifiques sur l’Algérie, ainsi que des écrits poétiques.
Né en France en 1974 dans une famille d’origine polonaise, Piotr Smolar est diplômé du Centre de formation des journalistes (CFJ). Il a été successivement, de 1997 à 1999, coordinateur du Centre franco-russe de journalisme, à la Faculté de journalisme de Moscou, puis, de mai 1999 à mai 2001, correspondant en Russie pour Le Figaro et l'hebdomadaire Marianne. Il a été correspondant du Monde à Jérusalem pendant de longues années. Il est depuis 2019 rédacteur au service " Société " du journal Le Monde.
Omar Youssef Souleimane est né à côté de Damas. Il passe une partie de sa vie en Arabie Saoudite, où il étudie la littérature. Journaliste et poète, il publie de nombreux écrits sur la Syrie. Clandestin, il est exfiltré à Paris, où il vit aujourd’hui. Il a publié aux Éditions Le temps des cerises un recueil de poèmes, Loin de Damas et un récit en 2018, Le petit terroriste aux Éditions Flammarion.
Agnès Spiquel est professeure de littérature française et fut présidente de la Société des Études camusiennes jusqu’en 2009. Elle a participé à l’édition de plusieurs ouvrages sur les travaux d’Albert Camus. Christian Phéline est un écrivain français, particulièrement sensible à l’histoire algérienne. Il commence sa carrière au ministère de la culture, et est aujourd’hui haut fonctionnaire à la Cour des Comptes. Il publie plusieurs ouvrages sur l’Algérie, ainsi que sur le travail de Camus.
Benjamin Stora est un chercheur et historien algérien. Ses recherches portent sur l'histoire de l'Algérie, et plus largement sur l'histoire du Maghreb contemporain, ainsi que sur l'Empire colonial français et l'immigration en France. Il enseigne l’histoire du Maghreb contemporain, les guerres de décolonisations, et l’histoire de l’immigration maghrébine en Europe, à l’Université Paris 13 et à l’INALCO. Il est considéré comme un des principaux historiens de la guerre d’Algérie, et a publié de nombreux ouvrages à ce sujet.
Akli Tadjer est écrivain et scénariste franco-algérien. Auteur de huit romans, dont trois, Le Passager du Tassili, Le Porteur de cartable, et Il était une fois... peut-être pas ont été adaptés pour la télévision. Son précédent livre, La Reine du tango (J.-C. Lattès, 2016) a reçu le Prix Nice Baie des Anges et son dernier roman, Qui n’est pas raciste ici ? est sorti chez Lattès en 2019.
Khalil Tafakji né après la Nakba de 1948, est un enfant de Jérusalem. Géographe et cartographe palestinien, il a sillonné la Palestine pendant trente ans et cartographié la colonisation des Territoires occupés. Membre de la délégation palestinienne lors des pourparlers de paix et directeur du département de cartographie de la Société d’études arabes. Mondialement reconnu comme un des plus grands spécialistes de la politique de colonisation d’Israël, son travail d’observation documente depuis trente-cinq ans l’extension de la colonisation israélienne.
Sylvie Thénault est une historienne française, connue pour ses travaux sur la guerre d'Algérie. Elle est chargée de recherche au CNRS, affectée au Centre d'histoire sociale du XXe siècle. Ses recherches portent sur le droit et la répression légale pendant la guerre d'indépendance algérienne. Elle a publié plusieurs ouvrages sur le sujet.
Charles Thépaut est un diplomate français, actuellement chercheur invité au Washington Institute for Near East Police et enseignant à Sciences Po Lille depuis 2013. Spécialiste du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, il a notamment travaillé en Syrie, en Algérie, en Irak et dans le cadre de la Coalition internationale contre Daech. Ses expériences politiques sont au cœur de ses publications.  
Youcef Tounsi est l’auteur de plusieurs ouvrages. Entre théâtre, romans, récits et nouvelles, il puise son inspiration dans l’histoire de l’Algérie. Il reçoit le Prix Coup de Cœur des Escales littéraires d’Alger en 2014, grâce à son roman Face au silence des eaux (APIC Éditions, Alger, 2014).
Dima Wannous est une écrivaine et traductrice syrienne. Née à Damas en 1982, elle a étudié la littérature française à Paris et à Damas. En 2009, dans le cadre du projet Beirut39, elle est nommée parmi les 39 écrivains arabes de moins de 40 ans les plus prometteurs. Son dernier roman, Ceux qui ont peur (Gallimard, 2019, traduit de l’arabe par François Zabbal), a été sélectionné pour l’édition 2018 du International Prize for Arabic Fiction.
Catherine Wihtol de Wenden est une politologue française, militante du droit à l’immigration. Directrice de recherche au CNRS, elle est rattachée au laboratoire de Sciences Po Paris. Elle a également exercé plusieurs missions de consultation auprès des institutions européennes. Auteure de nombreux ouvrages, elle concentre son travail sur les enjeux migratoires.
Tassadit Yacine, née en 1949 en Algérie, est une anthropologue spécialiste du monde berbère. Directrice d’études à l’EHESS et membre du laboratoire d’anthropologie sociale du Collège de France, elle dirige également la revue d’études berbères Awal fondée en 1985 avec l'anthropologue algérien Mouloud Mammeri.
Nada Yafi est née en 1950 à Beyrouth. Après des études de lettres modernes à Paris-III puis d'interprétation de conférence à l'Ecole supérieure d'interprètes et de traducteurs, elle exerce le métier d'interprète free-lance au sein du système des Nations unies (1980- 1989), puis d'interprète officiel pour les autorités françaises (1989- 2002). Le concours de conseiller des affaires étrangères lui donne l'occasion de devenir diplomate, elle est notamment nommée Consule générale de France à Dubaï (2007-2010) et Ambassadrice de France à Koweït (2010-2013). Elle est aujourd’hui directrice du centre de langue et de civilisation arabes de l’Institut du monde arabe (IMA).
Amin Zaoui est né en Algérie en 1956. Docteur en littérature, il enseigne en Algérie où il anime également une émission télévisée. Exilé en France durant dix ans, il n'est rentré en Algérie qu'en 2000 où il a dirigé la Bibliothèque nationale. Amin Zaoui a été limogé de son poste en octobre 2008, ce qui a provoqué un grand malaise dans les milieux intellectuels de tout le monde arabe. Depuis, Amin Zaoui se consacre à l'écriture. Chez Fayard, il a publié Festin de mensonges en 2007, traduit en anglais, italien, albanais et serbe.
Youcef Zirem est un écrivain et journaliste algérien, né en 1964. Militant indépendant des droits humains, il a travaillé dans de nombreuses rédactions algériennes. Il commence à publier des livres en 1995, et écrit notamment Histoire de Kabylie. Le point de vue kabyle en 2013 (éd. Yoran Embanner). Son parcours se dessine entre l’Algérie et la France, où il donne de nombreuses conférences.
Soufiane Zitouni est professeur de philosophie. Il est apparu sur la scène médiatique suite à sa démission du lycée Averroès, établissement privé musulman, au lendemain des attentats de Charlie Hebdo. Après Confessions d'un fils de Marianne et de Mahomet (Les Échappés, 2016), L'Attente (L’Harmattan, 2019) est son second livre ; une longue lettre de l'auteur à son père, patriarche grabataire n'en finissant pas de s'éteindre sur la terre de ses ancêtres aux portes du Sahara.
Colette Zytnicki, née en 1954, est une historienne française, professeure émérite de l'université Toulouse-Jean Jaurès. Ses premiers travaux ont porté sur l’histoire des Juifs du Maghreb avant et pendant la colonisation : Les Juifs à Toulouse, entre 1945 à 1970 : une communauté toujours recommencée. Elle travaille sur l'histoire coloniale du Maghreb et ses travaux actuels portent sur les villages de colonisation en Algérie, créés dès les années 1840. Elle est co-rédactrice en chef de la revue Outre-mers : revue d'histoire.

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