Vendredi 10 avril 2026 | 18h30-20h30
Rencontre avec :
Nabil Wakim, journaliste franco-libanais, Nabil Wakim a étudié au Celsa avant de rejoindre les rangs du quotidien Le Monde et de se spécialiser dans les questions énergétiques. Après avoir été chef du service politique et rédacteur en chef du site Internet du journal, il occupe le poste de directeur de l’innovation éditoriale. Par ailleurs, Nabil Wakim enseigne à l’école de journalisme de Sciences Po.
En 2020, il publie L’Arabe pour tous. Pourquoi ma langue est taboue en France? aux éditions du Seuil, un ouvrage dans lequel il questionne son rapport à la langue arabe, entre honte et amour, et les enjeux de transmission de l’arabe en France, dans un contexte où les perceptions de cette langue et ses locuteurs tendent à être stigmatisantes. De cette réflexion est né le documentaire « Mauvaise Langue », co-réalisé en 2024 avec Jawar Nadi, qui prolonge le projet de briser le tabou de la langue arabe en France.
En outre, depuis 2022, il anime pour Le Monde le podcast « Chaleur humaine », consacré au traitement du phénomène du réchauffement climatique, et publie Chaleur humaine: 18 réponses à la menace climatique (Seuil, 2023)
Modération: Grégory Riffi Gantier, étudiant de master à Sorbonne Université en Études arabes sur les mondes arabes et musulmans. Membre de l’association Al-Adab.
Tarifs et inscription
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Tarif plein 6 €
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Tarif réduit 3 €
Étudiant.e.s, demandeur.e.s d’emploi et personnes en situation de handicap
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Abonné.e.s 0 €
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Présentation de l’éditeur
Pourquoi Nabil Wakim était rouge de honte, enfant, quand sa mère lui parlait arabe dans la rue? Pourquoi l’auteur ne sait-il plus rien dire dans ce qui fut sa langue maternelle? Est-ce la République qui empêche de parler l’arabe comme elle empêcha autrefois de parler le breton?
Voici une langue qui fait figure d’épouvantail. Si Jean-Michel Blanquer évoque l’idée de l’apprendre un peu plus en classe: tollé contre les risques de « communautarisme ». Quand Najat Vallaud-Belkacem propose de réformer son enseignement, elle est accusée de vouloir imposer la langue du Coran à tous les petits Français.
Ce livre fait entendre une parole souvent tue sur le malaise intime à parler sa propre langue quand il s’agit de l’arabe ; c’est aussi une enquête sur les raisons de ce désamour. Alors que l’arabe est la deuxième langue la plus parlée du pays, elle n’est enseignée que dans 3 % des collèges et des lycées à environ 14 000 élèves. Soit deux fois moins qu’il y a trente ans ! En parallèle, l’enseignement dans des mosquées ou associations cultuelles se multiplie – une estimation porte à 80 000 le nombre d’élèves y recevant des cours. N’est-il pas temps de se convaincre que l’enseignement de l’arabe pourrait être une chance pour notre pays ?
L’Arabe pour tous est un plaidoyer pour que la langue arabe trouve enfin sa juste place dans l’histoire de France.
Rencontre organisée par






