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Comment sortir le Liban du chaos ?

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO, est intervenue sur France Culture le jeudi 24 Novembre 2022, autour de la situation libanaise. 

Elle commence par revenir sur le système politique libanais qui révèle son inefficacité devant les crises multiples qui adviennent, sachant qu’elles sont amenées par le système lui-même: 

Je parle volontiers d’un État failli, puisqu’il n’est plus capable d’assurer les biens élémentaires pour la population. [...] Ce qui se passe aujourd’hui et la crise que traverse le Liban est la démonstration que ce système politique qui a été mis en place avec cette répartition du pouvoir est à bout de souffle. C’est ce système qui ne fonctionne plus et c’est lui qui a conduit à la crise actuelle.

Elle précise ensuite les rouages politiques de corruption qui ont amené à cette situation de blocage complet, spécifiques au régime libanais: 

Le pouvoir est détenu par cinq chefs communautaires qui se répartissent le pouvoir et qui se tiennent par un système de véto : aucune décision ne peut être prise en dehors d’une unanimité, ce qui permet de maintenir les mêmes avantages. C’est un système dont tout le monde a profité dans des proportions évidemment différentes, mais qui n’a fonctionné que parce qu’il y avait une manne financière à se partager. Or cette manne financière n’existe plus donc tout s’arrête, tout se bloque.

ÉDITO

ÉDITO

Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Les raisons de l’assassinat des trois militantes Kurdes

Christophe Chiclet, 18 janvier 2013
L’exécution des trois militantes du Parti des travailleurs du Kurdistan en plein Paris, le 9 janvier 2013, s’inscrit dans le contexte de négociations entre le gouvernement turc et les rebelles du PKK, pour mettre fin à un conflit vieux de 28 ans, qui a fait plus de 40.000 morts et des centaines de milliers de déplacés. Il s’inscrit aussi dans le contexte d’un jeu d’échecs à trois : Ankara, Damas et les Kurdes.  Jeudi 9 janvier, trois femmes se sont retrouvées au 147 rue Lafayette, dans les locaux de la Fédération des associations kurdes de France, où est aussi abrité le bureau du Centre d’information du Kurdistan. Le 147 comme l’appellent les Kurdes est une des vitrines légales du PKK en France.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO