Alors que le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran approche de son terme, les perspectives d’un accord s’éloignent. Dans la proposition avancée par Téhéran, la levée des sanctions faisait partie des éléments mis sur la table, un point qui pourrait constituer un levier clé pour les Gardiens de la révolution.
Une telle mesure pourrait avoir des effets politiques importants. En permettant le retour des avoirs et un redémarrage de l’économie, elle offrirait aux Gardiens de la révolution un moyen de consolider leur position dans un contexte où le pouvoir est fragilisé. Une partie de la population, pourtant critique du régime, pourrait y voir une forme de résultat après la guerre.
D’autant que le ressentiment envers les États-Unis et Israël n’est pas négligeable. L’intervention était initialement présentée comme un moyen de faire tomber le régime et de protéger la population de la répression. Mais pour beaucoup d’Iraniens, elle aboutit aujourd’hui à l’effet inverse : un pouvoir plus dur, davantage dominé par les Gardiens de la révolution, et donc potentiellement plus répressif encore.
Intervention d’Agnès Levallois.