Malgré un cessez-le-feu, les frappes israéliennes se poursuivent, notamment dans le sud du Liban, où plusieurs localités comme la ville de Tyr ont été visées. Cette intensification des opérations s’accompagne de déplacements massifs de population et d’une aggravation rapide de la situation humanitaire dans le sud du Liban.
Dans ce contexte, Jean-Paul Chagnollaud souligne l’impasse stratégique dans laquelle s’inscrit le conflit. Malgré leur supériorité militaire, les États-Unis n’ont pas réussi à faire plier le régime iranien, qui en sort au contraire renforcé. Une dynamique qui interroge l’efficacité même de l’usage de la force dans la région.
Au-delà du cas libanais, cette séquence confirme une tendance plus large : depuis le début, cette guerre apparaît comme vouée à l’échec, incapable de produire un règlement politique durable et contribuant au contraire à renforcer les logiques d’escalade dans l’ensemble du Moyen-Orient.
Intervention de Jean-Paul Chagnollaud.