Alors qu’un accord entre Washington et Téhéran se dessine, de nombreuses zones d’ombre persistent sur son contenu réel et ses implications.
Un compromis en deux temps se profile : d’abord la réouverture du détroit d’Ormuz, la levée progressive des sanctions et le dégel des avoirs iraniens, puis dans un second temps seulement l’ouverture des discussions sur la question nucléaire.
Alors que le Liban est également intégré à cet accord, les frappes israéliennes se poursuivent en dépit des appels à la retenue, dans un contexte déjà marqué par des destructions massives de villages et de très lourdes pertes civiles.
Pour Jean-Paul Chagnollaud, cette séquence illustre surtout une impasse : une guerre sans vainqueur clair, qui n’a permis ni de régler la question nucléaire, ni de stabiliser durablement la région, et qui continue d’alimenter l’instabilité au Moyen-Orient, avec des milliers de civils ayant perdu la vie.