Signé depuis Versailles, l’accord entre Washington et Téhéran se veut historique. Présenté comme une victoire diplomatique, notamment côté français, il permet la reprise des exportations pétrolières iraniennes en échange d’un engagement sur l’uranium enrichi, tout en ouvrant une nouvelle phase de négociations à Genève.
Pourtant, de nombreuses zones d’ombre persistent : absence de clarté sur le nucléaire, silence sur les missiles et les milices, financement de la reconstruction confié aux pays du Golfe… Autant d’éléments qui interrogent la portée réelle de l’accord. Dans ce contexte, le rapport de force semble plutôt favorable à l’Iran, qui apparaît en mesure de limiter les concessions.
Dans le même temps, au Liban, les frappes israéliennes se poursuivent et continuent d’alourdir le bilan des victimes civiles, malgré l’intégration du pays dans l’accord. Une réalité qui souligne les limites du compromis et l’incapacité, à ce stade, à enrayer la dynamique de violence dans la région.
Intervention d’Agnès Levallois