Malgré les négociations en cours, les tensions s’intensifient : les États-Unis ont de nouveau frappé l’Iran, qui a riposté par des attaques de drones visant le Koweït et Bahreïn. Téhéran menace de rompre les discussions si ces opérations se poursuivent.
Au cœur des enjeux : le détroit d’Ormuz. Un protocole d’accord, jugé très déséquilibré, accorde un rôle central à l’Iran dans son contrôle. Dans ce contexte, Oman défend une circulation libre et sans condition, tandis que les équilibres régionaux sont en pleine redéfinition.
Une recomposition est à l’œuvre : les États-Unis amorcent un désengagement progressif, notamment pour des raisons de politique intérieure, tandis que l’Iran s’impose durablement comme un acteur incontournable dans le Golfe.
Sur le terrain, la situation est dramatique. Au Liban, malgré un accord-cadre, les frappes israéliennes se poursuivent dans l’impunité, détruisant des villages et faisant de nombreuses victimes civiles. Une dynamique de destruction systématique, sans justification apparente, qui souligne l’ampleur du blocage politique et l’absence de solution à court terme.
Intervention de Jean-Paul Chagnollaud