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Cisjordanie: Violences accrues et hausse de la colonisation

La Cisjordanie connaît depuis plusieurs mois une intensification préoccupante des violences et une accélération continue de la colonisation israélienne, atteignant un niveau inédit depuis le début du suivi des Nations unies en 2017. Cette dynamique, structurelle et durable, transforme profondément la réalité du terrain et redéfinit les équilibres politiques et sécuritaires dans les territoires palestiniens occupés.

Souvent éclipsée par la guerre en cours dans la bande de Gaza depuis l’attaque terroriste du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, la situation en Cisjordanie n’en demeure pas moins critique. Les violences s’y sont poursuivies et même renforcées, y compris après l’entrée en vigueur de la trêve à Gaza le 10 octobre. La Cisjordanie apparaît ainsi comme un front à part entière du conflit israélo-palestinien, régi par des logiques propres et largement autonomes des développements à Gaza.

Par ailleurs, les initiatives diplomatiques récentes peinent à intégrer pleinement les réalités cisjordaniennes. Le plan de paix présenté par Donald Trump, dévoilé il y a deux mois en Égypte, fait largement l’impasse sur la Cisjordanie, suscitant de vives inquiétudes quant à l’avenir politique et territorial des Palestiniens et à la viabilité de toute solution négociée.

Dans ce contexte, l’aggravation des violences et la poursuite de la colonisation compromettent durablement les perspectives d’un règlement politique fondé sur le droit international. 

Comprendre les dynamiques à l’œuvre en Cisjordanie est aujourd’hui indispensable pour saisir l’ensemble des enjeux du conflit israélo-palestinien et les obstacles croissants à une paix juste et durable.

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Kosovo : logique du pire ?

Robert Bistolfi, 25 janvier 2008
A la jonction de plusieurs conflits, le dossier du Kosovo est de nouveau au devant de la scène. L’échec politique de l’intervention internationale se lit dans l’absence de rapprochement entre Serbes et Kosovars albanophones. Le plan Ahtisaari qui est sur la table opère un renversement du schéma de sortie de crise initial, et son application serait lourde d’incertitudes. L’interférence des grandes puissances (positions opposées, étatsunienne et russe) joue sur les dynamiques politiques divergentes à Belgrade et Pristina, reflétées par les élections récentes ou en cours.

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Lettre d’information de l’iReMMO