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Recours à la force: la communauté internationale tétanisée ?

Les déclarations chocs de Donald Trump, entre menaces à peine voilées, revendications territoriales provocatrices et démonstrations de force assumées, dessinent le retour brutal d’une diplomatie du fait accompli. Dans ce climat de surenchère, le rapport de force semble redevenir le seul langage valable, au détriment total du droit international.
Ce basculement signe le retour d’un monde hobbesien, où la puissance militaire prime sur toute vision politique cohérente. Qu’il s’agisse de Trump ou de Netanyahou, la capacité de nuisance est immense, mais l’horizon stratégique demeure flou. La force est employée comme un langage, sans aucun projet crédible.
Or, l’hégémonie militaire ne garantit ni la paix ni la sécurité régionale. Une domination fondée uniquement sur les bombardements produit mécaniquement des souffrances massives et alimente des réactions en chaîne. Dans ce contexte, la tétanie de la communauté internationale interroge. Scènes de liesse, la société syrienne reste hantée par les cicatrices de la guerre, les fractures communautaires et l’incertitude quant à son avenir politique.

Intervention de Jean-Paul Chagnollaud

ÉDITO

ÉDITO

Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Barack Obama à Al-Azhar : un discours fondateur

Robert Bistolfi, 3 septembre 2009
Barack Obama et Georges W.Bush : tout a déjà été dit sur leurs différences et sur les ruptures que le nouveau président incarne. Tout a déjà été dit, sauf peut-être l’essentiel : on n’a pas assez souligné la perspective longue qui est la sienne, sa position éthique sur des sujets touchant à l’avenir de l’humanité dans son ensemble. Il pose à la fois des objectifs et des principes pour guider l’action, en jalonnant la voie de sorte que les contraintes de la réalité (qui imposeront des compromis) ne fassent pas dévier du cap. Il l’avait fait avec ses textes fondateurs sur les relations interraciales (discours de Philadelphie [3]) ou sur un monde dénucléarisé (discours de Prague [4]). Tout aussi fondateur apparaîtra le discours qu’il a prononcé le 4 juin 2009 à l’université Al-Azhar, au Caire : au-delà de l’apaisement des tensions avec les sociétés à majorité musulmane, il pose les fondements d’une « politique de l’universel » vraiment novatrice.

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Lettre d’information de l’iReMMO