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Recours à la force: la communauté internationale tétanisée ?

Les déclarations chocs de Donald Trump, entre menaces à peine voilées, revendications territoriales provocatrices et démonstrations de force assumées, dessinent le retour brutal d’une diplomatie du fait accompli. Dans ce climat de surenchère, le rapport de force semble redevenir le seul langage valable, au détriment total du droit international.
Ce basculement signe le retour d’un monde hobbesien, où la puissance militaire prime sur toute vision politique cohérente. Qu’il s’agisse de Trump ou de Netanyahou, la capacité de nuisance est immense, mais l’horizon stratégique demeure flou. La force est employée comme un langage, sans aucun projet crédible.
Or, l’hégémonie militaire ne garantit ni la paix ni la sécurité régionale. Une domination fondée uniquement sur les bombardements produit mécaniquement des souffrances massives et alimente des réactions en chaîne. Dans ce contexte, la tétanie de la communauté internationale interroge. Scènes de liesse, la société syrienne reste hantée par les cicatrices de la guerre, les fractures communautaires et l’incertitude quant à son avenir politique.

Intervention de Jean-Paul Chagnollaud

ÉDITO

ÉDITO

Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Il faut aller en Tunisie : notes d’un tour dans l’Extrême-Sud (juillet 2011)

François Pouillon, 27 août 2011
Invité en Tunisie pour participer à une école doctorale organisée par un laboratoire de sciences sociales de l’université de Tunis (Diraset), j’en ai saisi l’occasion pour faire, avec de jeunes collègues, un tour dans le Sud-Est, une région que je connaissais assez bien pour y avoir enquêté dans les années 1970. J’en ai rapporté ces impressions de voyage. Encore une fois, ce voyage a été précédé de nouvelles alarmistes . Mes amis de Tunis m’engagent à la prudence : des classes dangereuses aux coupeurs de route, il n’y a qu’un pas, et on signale des poches d’insécurité dans la région de Sidi Bou Zid, épicentre de la révolution démocratique. D’autres vont commenter : il semble que cela arrangerait bien le gouvernement provisoire, en facilitant un regroupement grégaire autour de la ligne qu’il incarne. Je ne suis pourtant pas descendu au Sud par cette route des steppes : pour aller au Sud-Est, mon objectif, la nouvelle autoroute de la côte nous conduit en quelques heures à Gabès.

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Lettre d’information de l’iReMMO