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Des Jeux d’hiver en Arabie saoudite

"L’Arabie Saoudite a pris note du fait que l’alliance avec les Etats-Unis n’était plus aussi solide qu’auparavant, MBS a donc renforcé ses liens avec beaucoup d’autres partenaires, notamment asiatiques, en sachant que les pays asiatiques ne vont pas critiquer sa stratégie, car beaucoup d’aide au développement vient du royaume et de nombreux travailleurs immigrés viennent d’Asie"

Agnès Levallois était dans “Sens public” le 5 octobre pour décrypter l’annonce des jeux asiatiques 2029 en Arabie Saoudite.

Elle rappelle la rivalité profonde entre le royaume des Saoud (souvent associé aux Emirats) et le Qatar. Cette compétition et le projet pharaonique de ville ultramoderne qui l’accompagne sont l’occasion d’affirmer le pays sur la scène régionale et internationale.

C’est aussi un marqueur des changements d’alliances, comme l’exprime la citation. Boycotter complètement des évènements comme celui-ci ou la coupe du monde 2022 s’avère compliqué, explique la chercheuse.

Enfin, Agnès Levallois montre que le dessein du prince héritier (désormais premier ministre) est aussi de s’adjoindre la jeunesse, au travers d’emplois futurs stables et non liés au pétrole.

La guerre en Ukraine est le révélateur de toutes ces évolutions géopolitiques auxquelles nous assistons, avec l’émergence de puissances régionales qui s’affirment, et l’Arabie en fait partie, qui entendent mener leurs politiques en fonction de leurs intérêts et de ne plus respecter ce que leurs imposaient leurs parrains auparavant.

A l’extérieur MBS renvoie l’image d’un pays qui s’ouvre, et à l’intérieur il montre bien que c’est lui seul qui va décider de la gestion de cette ouverture.

ÉDITO

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Le choc des élections en Grèce

Christophe Chiclet, 17 août 2012
Suite à la grave crise financière, puis économique et sociale, la Grèce vient de plonger dans une crise politique majeure. Le bipartisme qui réglait la vie politique grecque depuis l’indépendance de 1832 (Populistes-libéraux ; Royalistes-Vénizélistes ; Monarcho facistes-communistes ; Conservateurs-socialistes) a volé en éclat lors des législatives anticipées des 6 mai et 17 juin 2012. Le paysage politique a été totalement chamboulé. Les socialistes du PASOK ont pris une déculotté historique alors qu’ils gouvernaient le pays quasiment sans interruption depuis 1981. Les partis traditionnels qui soutenaient les plans d’austérité imposés par la « Troïka » (UE, Banque mondiale, FMI) ont été lourdement sanctionnés. Le PASOK est arrivé en troisième position le 6 mai avec 13,18% des voix, perdant 30,7% par rapport aux législatives de 2009, perdant donc 109 députés, n’en gardant que 41, revenant au niveau électoral qu’il avait aux élections d’octobre 1974, trois mois après la chute de la dictature des colonels.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO