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Guerre entre Israël et le Hamas: Le gouvernement « se doit de montrer qu’il continue la négociation »

Israël a assuré aux États-Unis que son opération militaire sur Rafah était « limitée », mardi 7 mai. On peut cependant rester sceptiques, puisque Netanyahou a déclaré que, quoiqu’il arrive, cette offensive aurait lieu alors que le Hamas a accepté la trêve. Même si le Hamas a accepté la trêve sous condition de nouvelles revendications qui peuvent contrarier Israël, on voit bien que la décision de Netanyahou était prise de lancer cette offensive. Face à l’opposition des Américains et de la communauté internationale quand à l’intervention dans Rafah, cette déclaration permet surtout de calmer les inquiétudes face à cette attaque.

Le gouvernement de Netanyahou, se doit de montrer qu’il continue à accepter la négociation, même si on sait très bien que la négociation est très difficile à mener. Aussi bien le Hamas que Netanyahou ont du mal à accepter une trêve, chacun pour ses propres raisons. L’enjeu pour chacun est de ne pas porter la responsabilité de l’arrêt des négociations, c’est pour cela que le Hamas a accepté la trêve sous conditions et que maintenant Netanyahou continue les négociations même si elles semblent ne mener nulle part. Par ailleurs, Netanyahou doit ramener les otages et cela n’est possible qu’avec une libération négociée. 

 

Les voix de l’extrême droite permettent à Netanyahou de maintenir sa coalition, vitale pour lui, puisque dès que la guerre se finira il devra rendre des comptes devant la justice. Sa stratégie est donc de continuer cette guerre pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixé, à savoir détruire complètement le Hamas -même s’il on peut clairement douter de sa capacité à obtenir ces résultats, le Hamas étant inéliminable- et faire revenir les otages. Aujourd’hui, on sait qu’un nombre important d’otages sont morts et il devra donc aussi répondre de cela. En même temps, il est tenu par l’extrême droite qui veut cette guerre totale et qui l’incite à continuer. C’est donc son avenir politique qui dicte l’agenda de cette guerre au détriment de la situation sur le terrain.



Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Le choc des élections en Grèce

Christophe Chiclet, 17 août 2012
Suite à la grave crise financière, puis économique et sociale, la Grèce vient de plonger dans une crise politique majeure. Le bipartisme qui réglait la vie politique grecque depuis l’indépendance de 1832 (Populistes-libéraux ; Royalistes-Vénizélistes ; Monarcho facistes-communistes ; Conservateurs-socialistes) a volé en éclat lors des législatives anticipées des 6 mai et 17 juin 2012. Le paysage politique a été totalement chamboulé. Les socialistes du PASOK ont pris une déculotté historique alors qu’ils gouvernaient le pays quasiment sans interruption depuis 1981. Les partis traditionnels qui soutenaient les plans d’austérité imposés par la « Troïka » (UE, Banque mondiale, FMI) ont été lourdement sanctionnés. Le PASOK est arrivé en troisième position le 6 mai avec 13,18% des voix, perdant 30,7% par rapport aux législatives de 2009, perdant donc 109 députés, n’en gardant que 41, revenant au niveau électoral qu’il avait aux élections d’octobre 1974, trois mois après la chute de la dictature des colonels.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO