Des pourparlers inédits s’ouvrent à Rome entre Israël et le Liban, mais dans un contexte profondément déséquilibré. L’accord-cadre signé en juin impose des engagements stricts côté libanais, tandis qu’Israël conserve une large marge de manœuvre.
Sur le terrain, la situation est dramatique : des dizaines de villages du Sud-Liban ont été détruits, certains entièrement rasés par l’armée israélienne. Bombardements, destructions systématiques… des territoires entiers sont devenus inhabitables, empêchant les populations de revenir chez elles.
Cette situation crée un rapport de force extrêmement défavorable au Liban et fragilise toute perspective de négociation équilibrée.
Résultat : des discussions engagées, mais peu de perspectives concrètes à court terme. Sans rééquilibrage des rapports de force et sans avancée sur le dossier iranien, tout compromis durable semble hors de portée.
En toile de fond, l’imbrication des crises régionales, de l’Iran au conflit israélo- palestinien, continue d’alimenter une instabilité structurelle.
Intervention de Jean-Paul Chagnollaud.