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« Le livre noir de Gaza »: récit d’un génocide de notre temps

L’attaque du Hamas du 7 octobre, aussi tragique soit-elle, s’inscrit dans le cadre d’un long conflit, débutant avec la création de l’État d’Israël en 1948, et ne peut être séparée de ce contexte historique. Cette antériorité est souvent ignorée par les partisans de la politique israélienne, car, au fil du temps, la cause palestinienne a été progressivement marginalisée. Cela s’explique en partie par la perception d’un conflit « de basse intensité », où les pertes humaines côté palestinien, bien que nombreuses, n’ont que rarement suscité de réactions ou de changement politique de la part d’Israël.

Les accords d’Abraham, signés par Israël avec plusieurs pays arabes, ont renforcé l’idée que la question palestinienne était en voie de disparition et que les préoccupations nationales des Palestiniens pouvaient être ignorées. Cependant, le 7 octobre a montré que cette cause, que beaucoup pensaient reléguée, restait vive. Pour les Palestiniens, il n’était pas concevable d’abandonner leurs aspirations, et l’attaque a rappelé à la communauté internationale que le problème palestinien ne pouvait pas être ignoré sans conséquence.

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO.

ÉDITO

ÉDITO

L’Iran face à ses crises: anatomie d’une rupture entre l’État et la société

Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran connaît une vague de contestation d’une ampleur et d’une intensité inédites. La révolte contre la vie chère a été, dès ses débuts, un soulèvement contre le pouvoir. Sous des mots d’ordre économiques se lisait déjà une contestation politique, tant la dégradation du quotidien est perçue comme le produit direct des choix du régime. La valeur du rial face au dollar dépend largement de l’état des relations avec les États-Unis, et donc des orientations stratégiques de la République islamique. Dès les premières heures, la mobilisation a dépassé la question du coût de la vie pour viser plus frontalement le régime lui-même.

Par Clément Therme, historien des relations internationales et membre du Comité de rédaction de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Dictature un mal arabe ?

Paul Balta, 10 janvier 2012
« Paul Balla Michel Aflak, le Syrien orthodoxe qui a fondé le parti Baas – en français, « Résurrection » – en avril 1947 à Damas avec son compatriote sunnite Salah al-Din al-Bitar, a défini le socialisme arabe comme un mélange de socialisme – et non de marxisme, jugé matérialiste et athée – et de nationalisme panarabe. La devise du parti était ainsi « Wahdah, Hurriyah, Ishtirrakiyah », soit  » Unit é, Liberté, Socialisme » : à côté de l’ambition de créer un seul État arabe, ce premier parti Baas, anticolonialiste et anti-impérialiste, qui prônait la laïcité pour abolir les frontières confessionnelles divisant la nation arabe, se voulait clairement démocratique. »

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Lettre d’information de l’iReMMO