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L’Égypte : acteur incontournable, dix ans après l’arrivée au pouvoir du maréchal Sissi?

Au pouvoir depuis dix ans, le régime égyptien du Maréchal Sissi qui n’hésite pas à soigner son image de partenaire utile, est soutenu par Washington, Riyad, Abu Dhabi et Tel Aviv. L’Union européenne est sur la même veine arguant de la sacro-sainte nécessaire stabilité de l’Égypte, seul pays d’Afrique du Nord à empêcher tout départ de migrants par voie de mer. Bon nombre d’États membres ne veulent pas perdre la coopération égyptienne en heurtant les autorités du Caire sur les questions de démocratie, droits humains et état de droit.

Invitée par Radio France Internationale, Agnès Levallois a analysé le possible déclin de l’Egypte, malgré des tentatives à la fois internes mais aussi internationales de maintenir la pertinence de cet acteur devenu incontournable.

Depuis que Sissi est aux affaires de l’Etat, il a l’ambition de redonner à l’Egypte une grande ambition, mais il n’en a plus les moyens. L’Égypte, de plus en plus dépendante des pays du Golfe, ne dispose plus de la marge de manœuvre qui pourrait être la sienne.

Il y a un dossier où l’Egypte essaye encore de maintenir cette place qu’elle occupe depuis une dizaine d’années : la question palestinienne. Il y a derrière cela un intérêt évident et des risques pour la sécurité du pays, notamment concernant la bande Gaza.

Les puissances occidentales considèrent que l’Egypte occupe, et doit occuper, une place importante stratégiquement, et qu’il faut absolument continuer à aider ce pays. Personne ne veut prendre le risque de l’effondrement de l’Egypte, qui est le plus grand pays arabe. 

La grande inquiétude des européens, c’est qu’il y ai des flux de migrations qui passent par l’Egypte pour venir en Europe. C’est quelque chose que Sissi exploite. Effectivement, il faut à ce titre garder des relations privilégiées avec le système égyptien. Mais pour l’instant, on ne fait que s’abriter derrière cela sans prendre le temps de s’arrêter et de se dire : quel est notre intérêt ? Quels sont les tenants et aboutissants de notre stratégie ?

Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO

ÉDITO

ÉDITO

Il n’y a pas de processus de paix à Gaza

La deuxième phase du plan Trump, inséré dans le droit international par la résolution 2803 du Conseil de sécurité du 17 novembre 2025, implique le désarmement du Hamas, un nouveau retrait de l’armée israélienne et l’arrivée d’une Force internationale de stabilisation (FIS). Et, plus tard, « …une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuter son  programme de réformes, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers… la création d’un État palestinien. » L’idée serait donc d’avancer étape par étape pour aller « peut-être » un jour vers une solution politique. En fait, le scénario qui se met en place sur le terrain dévoile une réalité bien différente.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Le Liban et la crise syrienne

Loïc Kervran et Olivier Marty, 22 octobre 2012
Très affecté aux plans économique, social, et sécuritaire par le conflit voisin, le Liban est à la fois la victime et l’instrument de la crise syrienne. Au ralentissement de l’activité induit par les liens commerciaux, touristiques et financiers des deux pays, se greffent des conflits civils opposant partisans et opposants à Damas, tandis que le tissu social est éprouvé par l’afflux de réfugiés syriens. Pire, la porosité de la frontière expose aussi le Liban à des tentatives de déstabilisation de Damas qui augurent très mal de la chute éventuelle du régime.

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Lettre d’information de l’iReMMO