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Moyen-Orient : avec la mort d’Ismaïl Haniyeh, la région va-t-elle s’enflammer ?

La région du Moyen-Orient va-t-elle s’enflammer ? En moins de 12 heures, plusieurs frappes israéliennes ont touché le Liban, tuant un cadre du Hezbollah, tandis qu’une autre frappe non revendiquée, cette fois-ci en Iran, a tué le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh. Le pouvoir iranien accuse Israël et pourrait bien répondre en envoyant des missiles vers l’État hébreu.
 

Il y aura forcément une riposte iranienne et en même temps, je crois que l’Iran ne va pas s’engager dans des frappes qui pourraient conduire à un embrasement régional. Sur la frontière entre le Liban et Israël, il y ait une augmentation, une escalade de la violence. Pour autant, le Hezbollah n’a pas plus intérêt que l’Iran d’aller plus loin dans l’affrontement. À partir du moment où une des parties, en l’occurrence Israël, assassine le chef de la délégation des négociateurs d’en face, il est évident que les négociations en question sont sans doute vouées à l’échec absolu. Tous les regards sont désormais tournés vers le nord d’Israël, à la frontière libanaise, où les forces israéliennes se préparent à une possible offensive.

 

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’iReMMO

ÉDITO

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Israël-Palestine: pour un retour au politique

Si la première phase du cessez-le-feu initié à Gaza depuis le 19 janvier 2025 a tenu, les perspectives de mise en oeuvre de la seconde – devant permettre la libération de tous les otages restants en échange de celle de prisonniers palestiniens et le retrait total de l’armée israélienne de la bande de Gaza – semblent beaucoup plus incertaines. Comme l’est encore bien davantage l’issue de cette guerre et, plus fondamentalement, celle du conflit israélo-palestinien. Deux chemins sont possibles. L’un conduisant vers une guerre sans fin, l’autre ouvrant vers des perspectives de paix.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

LES ANALYSES DE CONFLUENCES

Les défis à relever par Nabil Al-Arabi, nouveau secrétaire général de la Ligue arabe.

Paul Balta, 14 juin 2011
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, au nom prédestiné, Nabil Al-Arabi (l’Arabe) a été élu Secrétaire general de la Ligue arabe, le 15 mai 2011. Il y avait déjà un candidat, le Qatari Abderrahmane Al-Attiya. Toutefois, en raison des réticences de plusieurs pays, Al-Arabi a été appelé à la rescousse. Cette solution a permis à ceux qui l’ont convaincu (les militaires, le gouvernement,) de faire d’une pierre deux coups : cette fois encore, le Secrétaire général de la Ligue est un Égyptien ! Intègre, il avait rompu avec le régime d’Hosni Moubarak en 2001. Très populaire, il a fait partie, fin de janvier 2011, du Comité de trente sages, choisis par les jeunes de la place Al-Tahrir pour dialoguer avec les autorités. Diplômé en droit international de l’Université de New York, Al-Arabi, 76 ans, a été présent dans toutes les grandes négociations internationales auxquelles son pays avait participé.Nommé ministre le 6 mars, il avait, en dix semaines, énergiquement secoué la diplomatie égyptienne déclinante et sous influence américaine.

 

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Lettre d’information de l’iReMMO