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Proche-Orient : « Il n’y a plus de négociation possible » après la mort d’Ismaïl Haniyeh.

L’élimination du chef politique du Hamas risque d’entraîner un chaos indescriptible au Proche et Moyen-Orient.

Il n’y a plus de négociation possible après la mort d’Ismaïl Haniyeh, le chef politique du Hamas, tué par une frappe en Iran. Bien que cette action n’ait pas été revendiquée, Israël est pointé du doigt par Téhéran et ses alliés. Il y a une ligne rouge qui a été franchie parce que cet assassinat a lieu à Téhéran.

Des négociations avaient été pourtant relancées à Doha entre les Américains, les Israéliens et les Palestiniens : « Tout ça va voler en éclats, assure-t-elle. Il n’y a plus de négociation possible ».

L’assassinat d’Ismaïl Haniyeh peut être un calcul de la part de Netanyahu pour pousser l’Iran à la faute, faire en sorte que l’Iran soit obligé de réagir parce que c’est un coup terrible. Toutefois, c’est également une façon de détourner l’attention de Gaza puisque les regards sont tournés vers l’Iran. Et surtout, cela peut permettre aussi à Netanyahu de resserrer les rangs derrière lui, notamment le monde occidental, pour justifier finalement la poursuite des combats à Gaza. Des négociations avaient été pourtant relancées à Doha entre les Américains, les Israéliens et les Palestiniens : Tout ça va voler en éclats. Il n’y a plus de négociation possible.

Les capacités du Hamas sont affaiblies, après dix mois de guerre et sans possibilités de se réapprovisionner. Il existe toujours, on ne le fait pas disparaitre en bombardant ses responsables et la population civile

Le risque d’un embrasement régional

La région risque de rentrer dans un chaos indescriptible. Le spectre d’un embrasement de la région hante les diplomaties occidentales. L’Iran ne peut pas ne pas réagir parce que sa crédibilité est mise en question. Il peut y avoir une opération coordonnée au Yemen, en Irak ou au Liban. C’est un risque absolument évident. Le guide suprême Ali Khamenei a déclaré que l’Iran avait « le devoir » de venger de la mort Ismaïl Haniyeh. Il peut y avoir une opération iranienne, mais sans exclure aussi une réaction de la part des proxys (mouvements contrôlés ou financés par l’Iran) en coordination, pour bien montrer que l’Iran ne peut pas se laisser faire.

Agnès Levallois, vice-président de l’iReMMO.

ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

Par Pierre Blanc, rédacteur en chef de Confluences Méditerranée

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Et pendant ce temps en Israël

Uri Avnery, 20 mai 2011
Depuis des années, Uri Avnery [2] écrit chaque semaine une chronique en rapport avec la vie politique et sociale de son pays (les grands événements comme les incidents qu’il trouve significatifs) et les actions du mouvement dont il est le fondateur le plus connu, Gush Shalom (le Bloc de la paix). Ces articles, écrits en hébreu et en anglais, s’adressent essentiellement à ses compatriotes israéliens. Mais ils sont de plus en plus diffusés et repris à l’étranger, en anglais, en arabe, en allemand, en français, par internet et dans des revues politiques ou associatives de nombreux pays à travers le monde. Ci-dessous nous publions de larges extraits de trois de ces chroniques qui donnent le point de vue de l’auteur mais aussi une idée de la réaction israélienne (gouvernement et société) aux révolutions arabes.

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Lettre d’information de l’iReMMO