Margo Stemmelin

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Margo Stemmelin est docteure en histoire contemporaine, chercheuse rattachée à l’IDHE.S (Institutions et dynamiques historiques de l’économie et de la société) et au département d’histoire de l’Université Paris 8 Vincennes–Saint-Denis. Spécialiste de l’histoire coloniale et impériale, ses recherches portent notamment sur l’Algérie coloniale, l’histoire de l’orientalisme, la production et la circulation des savoirs ainsi que l’histoire de l’enseignement supérieur français.

Historienne de l’Algérie contemporaine et des situations coloniales, Margo Stemmelin développe une approche croisant histoire sociale, histoire urbaine et histoire des savoirs. Ses travaux interrogent notamment la manière dont les institutions scientifiques et universitaires participent à la construction et à l’organisation des sociétés coloniales.

Ancienne élève de l’ENS Paris-Saclay et de l’École normale supérieure de Paris, Margo Stemmelin a poursuivi ses recherches doctorales à l’Université Paris 8 Vincennes–Saint-Denis, au sein du laboratoire IDHE.S, sous la direction de l’historienne Emmanuelle Sibeud.

En novembre 2025, elle soutient une thèse de doctorat en histoire contemporaine intitulée Alger, capitale orientaliste : construire une capitale savante en situation coloniale (1879 – années 1920). Ce travail analyse la construction d’Alger comme centre universitaire et scientifique dans le contexte de la colonisation française, en accordant une attention particulière aux institutions, aux acteurs et aux réseaux qui participent à la production des savoirs sur l’Algérie et le monde arabe.

Margo Stemmelin est aujourd’hui rattachée au département d’histoire de l’Université Paris 8 et à l’IDHE.S. Elle est également assistante ingénieure de recherche dans le cadre du projet ANR PatriMaths : Patrimoines et patrimonialisation des mathématiques.

Les recherches de Margo Stemmelin se situent au croisement de plusieurs champs : l’histoire coloniale et impériale, l’histoire sociale de l’Algérie aux XIXe et XXe siècles, l’histoire de l’enseignement supérieur français et l’histoire des savoirs orientalistes.

Une place centrale dans ses travaux est accordée à Alger et à la constitution de la ville comme capitale savante de l’Algérie coloniale. Elle étudie notamment la Faculté des lettres d’Alger, les institutions universitaires et scientifiques qui s’y développent ainsi que les acteurs qui contribuent à faire de la ville un centre de production et de circulation des savoirs.

Ses recherches permettent ainsi d’interroger les relations entre savoir et pouvoir en situation coloniale. Elles analysent la manière dont les institutions académiques, les universitaires et les spécialistes des langues et des sociétés du Maghreb participent à la production de connaissances sur les territoires colonisés et à la constitution de disciplines scientifiques.

Margo Stemmelin s’intéresse également à l’histoire de l’orientalisme et aux réseaux savants qui structurent ce champ à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Ses travaux portent notamment sur les trajectoires des orientalistes, leurs pratiques scientifiques et leurs circulations entre l’Algérie, la France et les réseaux académiques internationaux.

Publications et travaux de Margo Stemmelin

Margo Stemmelin est l’auteure et la coauteure de plusieurs travaux consacrés à l’histoire coloniale, à l’Algérie, à l’orientalisme, aux institutions scientifiques et à la circulation des savoirs.

Ses recherches cherchent notamment à renouveler l’histoire de la colonisation en étudiant les institutions de production des savoirs, les trajectoires des acteurs scientifiques et les relations entre espaces académiques et pouvoir colonial.

Elle a notamment contribué à l’ouvrage collectif L’orientalisme en train de se faire. Une enquête collective dans les archives de René Basset, consacré aux pratiques, aux réseaux et aux acteurs de l’orientalisme savant.

Avec Marie Bossaert, elle est l’auteure du chapitre Une nouvelle capitale pour l’orientalisme : Alger, 1905, qui analyse la place prise par Alger dans les réseaux de l’orientalisme au début du XXe siècle.

Les deux historiennes ont également étudié les réseaux savants de René Basset dans Construire l’internationale orientaliste : René Basset et ses réseaux. Ces recherches permettent de mettre en évidence les circulations internationales des savoirs et la constitution de réseaux scientifiques reliant l’Algérie coloniale aux institutions académiques européennes.

Margo Stemmelin a par ailleurs travaillé sur les enjeux méthodologiques liés aux archives coloniales et sur la possibilité d’étudier le fait colonial à partir de sources produites en dehors des administrations coloniales.

Ses travaux les plus récents prolongent cette réflexion autour de la formation des élites et des agents de l’administration coloniale, de l’histoire des savoirs et de l’enseignement supérieur ainsi que des rapports entre institutions universitaires, société coloniale et formes de domination.

À travers ses publications et ses recherches, Margo Stemmelin contribue ainsi à une histoire sociale et intellectuelle de la colonisation attentive aux institutions, aux acteurs et aux processus de production et de circulation des savoirs.

Margo Stemmelin et l’iReMMO

Margo Stemmelin intervient dans les activités de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO) autour de l’histoire de l’Algérie, de la colonisation et de la construction des savoirs sur le Maghreb.

Son approche historique permet notamment d’aborder la colonisation française en Algérie, la construction des institutions coloniales, l’histoire de l’orientalisme et les rapports entre production des savoirs et domination coloniale.

À travers l’étude d’Alger comme capitale savante, ses recherches offrent des clés de compréhension de la manière dont les institutions universitaires et scientifiques se sont développées en contexte colonial et ont participé à la construction des représentations françaises de l’Algérie et du Maghreb.

Ses interventions permettent également d’inscrire l’histoire de l’Algérie coloniale dans une réflexion plus large sur les sociétés du Maghreb, les héritages de la colonisation et les conditions historiques de production des savoirs sur la région.

Cette approche contribue aux réflexions développées par l’iReMMO sur l’histoire contemporaine du Maghreb et sur les héritages politiques, sociaux et intellectuels de la période coloniale.

Retrouvez sur le site de l’iReMMO les formations, conférences et interventions de Margo Stemmelin consacrées à l’histoire de l’Algérie, à la colonisation, à l’orientalisme, aux institutions universitaires et à la production des savoirs en situation coloniale.
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ÉDITO

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Loi Yadan: «Critiquer le sionisme marque un attachement à la vie et à la paix juste»

La proposition de loi Yadan visant à réprimer «les nouvelles formes d’antisémitisme» sera débattue le jeudi 16 avril 2026 par les députés. L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme. Comme tout nationalisme, le sionisme, contesté depuis l’origine, y compris par des Juifs, ne peut conduire qu’à des drames.

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LES ANALYSES DE CONFLUENCES

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Stratégie Europe 2020 : qu’en est-il de la Méditerranée ?

Iván Martin, 7 avril 2010
C’est le 7 février 2007, dans son discours à Toulon en pleine campagne électoral à la Présidence française où il avait évoqué pour la première fois son projet d’Union Méditerranéenne, que Nicolas Sarkozy a proclamé : « je veux être le Président d’une France qui fera comprendre à l’Europe que son avenir, son destin même, se trouve en Méditerranée ». À son tour, en septembre 2008, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, réclamait l’établissement du siège du Secrétariat de l’Union pour la Méditerranée créé solennellement dans le Sommet de Paris du 13 juillet 2008 à Barcelone évoquant « sa vocation méditerranéenne et son rôle comme symbole des efforts de toute l’Europe et de la Méditerranée pour construire un futur commun ». Deux mois plus tard, l’Espagne à remporté un succès diplomatique indiscutable en obtenant effectivement la désignation de Barcelone comme siège de l’UpM lors de la Conférence Ministérielle de Marseille du 3-4 novembre 2008.

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Lettre d’information de l’iReMMO