Numéros parus

Turquie : retour de l’autoritarisme

N° 107 – Hiver 2018
Dossier dirigé par Yohanan Benhaim, Ugur Kaya et Dilek Yankaya.
Depuis 2010 une personnification progressive du pouvoir en la personne du président Recep Tayyip Erdogan a alimenté le débat sur la présidentialisation du régime politique, qui a été approuvée par le référendum en avril 2017 et est entrée en vigueur suite aux élections du 24 juin dernier. Cette dynamique de centralisation du pouvoir autour de l’exécutif n’est possible qu’avec un renouvellement des acteurs participant à la prise de décision. La présidentialisation du régime accompagne une dynamique de centralisation autoritaire plus que jamais dépendante des alliances et partenariat forgées avec des acteurs partisans, institutionnels ou privés.

République et islam : défis croisés

N° 106 – Automne 2018
Dossier dirigé par Haoues Seniguer
La question du traitement réservé à l’islam et aux musulmans, et celle de savoir s’il doit être différent – et en quoi – de celui réservé aux autres confessions, appelle d’abord une réflexion historique, exige aussi de faire appel à plusieurs disciplines, dont bien sûr le droit. Les études sur l’islam, et celles sur l’islam et les musulmans de France en particulier sont certes nombreuses, et une nouvelle étude n’aurait pas grand intérêt si elle ne portait pas sur cette interrogation centrale : en quoi l’islam et les musulmans poseraient-ils un problème essentiel et appelleraient-ils un traitement spécifique ?

États, nations, communautés

N° 105 – Été 2018
Dossier dirigé par Jacques Huntzinger
Ce numéro est consacré à la thématique de l’avenir du Moyen-Orient sous l’angle des États-nations, des communautés et des minorités. Cette réflexion est la reprise des travaux du colloque de mars 2018 dans le cadre du partenariat avec le Collège des Bernardins et l’iReMMO, lequel avait déjà, au moment de l’apogée de Daech en 2016, conduit à une réflexion sur « le monde arabe entre rupture et renaissance ».

Moyen-Orient : le pivot russe

N°104 – Printemps 2018
Dossier dirigé par Erik Burgos et Clément Therme
La Russie est-elle devenue la nouvelle puissance pivot du Moyen-Orient ? Ce numéro spécial entend apporter de nouvelles contributions aux débats suscités par le retour de la Russie dans l’espace moyen-oriental. Au sommaire notamment : La Russie : une puissance indépendante au Moyen-Orient ; La rivalité russo-américaine en Syrie : une nouvelle guerre froide ? ; Russie – pétromonarchies du Golfe : de la tempête à l’accalmie ; La politique étrangère russe au Maghreb : entre commerce et sécurité ; Des céréales russes au menu géopolitique du Moyen-Orient…

Genre et violences de guerre au Moyen-Orient

N°103 – Hiver 2017
Dossier dirigé par Valérie Pouzol
Le Moyen-Orient est plus que jamais une région ébranlée par la guerre. Les femmes ne sont pas uniquement des victimes de guerre : elles sont aussi parfois engagées dans les combats et dans la résistance armée. Au sommaire, entre autres, de ce numéro : Fragmentation de l’Irak et droits des femmes ; Le genre dans l’« Intifada des couteaux » ; Les femmes dans la littérature et la pensée djihadiste ; Résistances des mouvements féministes en Turquie face à la violence extrême de guerre…

 

Terrorisme(s)

N°102 – Automne 2017
Dossier dirigé par Jean-Paul Chagnollaud
Un des paradoxes majeurs du terrorisme réside dans l’écart abyssal existant entre les logiques de des modalités d’action, toujours à peu près les mêmes à travers le temps et l’espace, et ses racines sociologiques multiples et changeantes selon les séquences historiques dans lesquelles il fait irruption.  L’acte terroriste s’inscrit toujours dans une logique spécifique qui n’est jamais irrationnelle même si elle peut apparaître comme telle. Il instrumentalise des victimes innocentes pour faire pression sur un adversaire qui est en fait la véritable cible dans une situation conflictuelle où les auteurs se trouent engagés. Tout se passe comme si la relation à deux (terroriste et victime) se métamorphosait en un « triangle terroriste-victime-cible »

La frontière dans tous ses états

N°101 été – 2017
Dossier dirigé par Karine Bennafla
Ce numéro revient sur la crise des frontières d’État amorcée avec la vague de contestation populaire arabe en 2011 et la multiplication des conflits qui a suivi, à l’origine d’un processus de dislocation territoriale ou tout au moins d’une déstabilisation généralisée des bordures territoriales. Ce tournant frontalier au Maghreb et au Moyen-Orient avait été brièvement abordé lors d’un numéro de Confluences Méditerranée en 2015 intitulé « Crises sans frontières ». L’article pointait les processus de dé/re-territorialisation à l’œuvre dans une région aux contours élargis sous l’effet des guerres, des multiples interventions des armées étrangères ou de mercenaires, des mouvements de réfugiés, mais aussi avec la diffusion d’une nouvelle idéologie, à forte résonance spatiale, par le groupe autoproclamé État islamique (Daech). Cette idéologie était perceptible à travers l’annonce de la restauration du califat en juin 2014 et le refus explicite des frontières « coloniales » instaurées par les accords Sykes-Picot (1916)

Printemps perdus de Méditerranée (1991-2017)

N°100 – Printemps 2016-2017
Dossier dirigé par Pierre Blanc
25 ans. Une génération. C’est aussi l’âge de Confluences Méditerranée. Nous sommes heureux de cette aventure partagée, stimulante et durable. En 25 ans, la revue n’a jamais manqué une sortie trimestrielle. Avec le présent numéro, nous en sommes donc rendus au centième. Le premier fut publié à la fin 1991, c’est-à-dire à un tournant historique pour le monde et la région : celui de la fin de la guerre froide et du début des négociations de Madrid entre Israéliens et Arabes qui pouvaient permettre d’envisager un avenir meilleur. 25 ans après, nous avons voulu consacrer le numéro 100 au bilan de cette période.

Syrie : entre fragmentation et résilience

N°99 – Hiver 2016-2017
Dossier dirigé par Elisabeth Longuenesse et Laura Ruiz de Elvira
Après 5 ans d’un conflit qui avait commencé comme un soulèvement pacifique avant d’entraîner le pays dans la spirale d’une violence incontrôlée, la Syrie, son peuple, sa société, apparaissent aujourd’hui dans un état de fragmentation et de délitement extrêmes. En effet, plus de la moitié des Syriens ont été chassés de leurs maisons par la répression et les bombardements du régime de Bachar al-Assad, et plus récemment, par la violence des groupes jihadistes et les frappes russes et occidentales. Ils sont probablement au moins 6 millions à avoir quitté le pays pour se réfugier principalement dans les pays voisins, tandis qu’un certain nombre a réussi à rejoindre l’Europe après un périple autant dangereux qu’épuisant.

Partis et partisans dans le monde arabe post-2011

N°98 – Automne 2016
Dossier dirigé par Robin Beaumont et Xavier Guignard
Longtemps délaissés par les sciences sociales, les partis politiques dans le monde arabe suscitent depuis quelques années un regain d’intérêt. Vingt ans après un travail coordonné par Pierre-Robert Baduel sur le Maghreb dans la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée (1996), dix ans après un numéro dirigé par Myriam Catusse dans la même revue sur le Machrek (2006) il semble que l’appel à un renouveau de l’approche du fait partisan ait été entendu. Ce numéro de Confluences Méditerranée se propose de présenter quelques- uns de ces récents travaux, pour certains encore inédits, et, adoptant une perspective comparatiste, d’explorer avec eux les pistes qu’ils ouvrent quant aux recompositions politiques dans la région. En rassemblant ses auteurs autour d’un même objet, d’une même séquence historique et d’une même approche, ce numéro entend ainsi souligner l’intérêt du parti à la fois comme lieu d’observation privilégié des transformations socio-politiques que connaît le monde arabe depuis 2011, et des partisans comme acteurs de ces recompositions.