Dans les médias

Iran: Les contestations peuvent-elles faire vaciller le régime ?
Intervention d’Agnès Levallois, présidente de l’iReMMO
Depuis fin décembre, un vaste mouvement de contestation secoue l’Iran. Sa répression, d’une ampleur inédite, aurait fait plus de 3000 morts, selon certaines estimations. Fait notable par rapport aux contestations précédentes, le mouvement est parti des commerçants, pourtant proches du pouvoir. L’effondrement de la monnaie a rendu la situation intenable pour eux, avant que d’autres franges de la population ne rejoignent la mobilisation.

«Israël piétine les règles les plus élémentaires du droit international»
Intervention de Jean-Paul Chagnollau, président d’honneur de l’iReMMO
Mardi 20 janvier, des bulldozers de l’armée israélienne ont détruit plusieurs structures dans l’enceinte de l’UNRWA, l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, où des dizaines de membres du personnel travaillaient autrefois, portant une atteinte grave au droit international.

De Caracas à Gaza, l’ordre international en crise
4 janvier 2026
Intervention de Jean-Paul Chagnollaud, président d’honneur de l’iReMMO
L’opération menée par Donald Trump au Venezuela s’inscrit dans une logique de rapports de force assumés, révélatrice du retour d’un monde régi par la loi du plus fort. Ce recul du droit international est particulièrement visible au Proche-Orient, où le plan de paix à Gaza demeure à l’arrêt, sans perspective réelle. Alors même que les violations des règles internationales se poursuivent, les mécanismes censés garantir leur application apparaissent paralysés.

Recours à la force: la communauté internationale tétanisée ?
8 janvier 2026
Intervention de Jean-Paul Chagnollaud, président d’honneur de l’iReMMO
Les déclarations et actions chocs de Trump comme de Netanyahou, dessinent le retour brutal d’une diplomatie du fait accompli. Dans ce climat de surenchère, le rapport de force semble redevenir le seul langage valable. Or, l’hégémonie militaire ne garantit ni la paix ni la sécurité régionale. Une domination fondée uniquement sur les bombardements produit mécaniquement des souffrances massives et alimente des réactions en chaîne. Dans ce contexte, la tétanie de la communauté internationale interroge.

Cisjordanie: Violences accrues et hausse de la colonisation
18 décembre 2025
Intervention de Jean-Paul Chagnollaud, président d’honneur de l’iReMMO
La Cisjordanie connaît une intensification marquée des violences et une accélération sans précédent de la colonisation israélienne, atteignant un niveau record depuis 2017. Souvent éclipsée par la guerre à Gaza, cette dynamique autonome fragilise durablement les perspectives d’un règlement politique fondé sur le droit international.

Syrie, un an après: transition démocratique ou dérive autocratique?
10 décembre 2025
Intervention d’Agnès Levallois, présidente de l’iReMMO
Un an après la chute du régime de Bachar al-Assad, la Syrie traverse une transition fragile. Tandis que Damas célèbre la fin d’un pouvoir autoritaire, les divisions restent profondes : Druzes, Alaouites et Kurdes expriment leurs inquiétudes face à l’avenir politique et à la possibilité de marginalisation. Le président intérimaire Ahmed al-Charaa appelle à l’unité nationale, mais les élections législatives d’octobre, jugées imparfaites par de nombreux observateurs, témoignent des difficultés à instaurer un processus démocratique solide dans un pays encore fracturé.

Un an après la chute d’Assad: une nouvelle Syrie?
8 décembre 2025
Intervention d’Agnès Levallois
Un an après la chute de Bachar al-Assad, la Syrie est en transition. Le nouveau pouvoir, dirigé par Ahmed Al-Charaa et le groupe HTC, tente de reconstruire le pays et de rassurer ses différentes communautés après des décennies de dictature et treize ans de guerre. Si quelques améliorations économiques et sociales sont visibles, la population reste impatiente et la réconciliation entre communautés, la représentation des femmes et les tensions régionales restent des défis majeurs pour l’avenir du pays.

Les Palestiniens ne maîtrisent pas l’eau de leur sous-sol
3 décembre 2025
Article de Pierre Blanc
Quelle est la dimension géopolitique de l’eau au Proche-Orient ? Le Proche-Orient est le lieu même de l’aridité. Dans cette région se concentre le plus grand nombre de pauvres en eau, autrement dit des hommes et des femmes qui disposent de moins de 500 mètres cubes par an. Si le manque d’eau est associé à l’Afrique subsaharienne, c’est parce que l’infrastructure y fait défaut plus que la ressource, alors qu’au Proche-Orient c’est un manque de disponibilité qui prévaut. Face à ce déterminisme de la géographie, les populations ont certes construit des réponses sociales, techniques et juridiques au long des siècles pour assurer les besoins fondamentaux, boire et se nourrir. Ce faisant, elles ont fait émerger des civilisations hydrauliques. Mais, du fait de l’accroissement démographique, de la fracturation des bassins hydrographiques par des frontières tracées au XXe siècle et, maintenant, du changement climatique, l’eau est devenue un sujet de division. En attisant les rivalités de pouvoir, elle ajoute de la sorte à la conflictualité régionale. On le voit sur le bassin du Jourdain, où Israël règne en tant qu’hydro-hégémonieau détriment des autres pays riverains, de même que sur le bassin mésopotamien, où la Turquie et l’Iran contribuent à assoiffer les pays d’aval. Sur le Nil, c’est aussi le cas, même si l’hydro-hégémonie égyptienne est maintenant contestée par l’affirmation de l’Éthiopie, qui est le château d’eau du fleuve.

Frappes au Liban: un tournant dans la doctrine sécuritaire d’Israël?
27 novembre 2025
Le bureau des droits de l’homme de l’ONU a déclaré le 25 novembre 2025 qu’au moins 127 civils ont été tués lors de frappes de l’armée israélienne au Liban depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, il y a près d’un an. Avec l’assassinat de Haytham Ali Tabatabai, un des plus haut cadres miliraites du Helzbollah, l’escalade a-elle franchit un nouveau palier ? Le Liban est-il en train de devenir le principal foyer de tension de la zone ? Que reste-t-il de la puissance du Hezbollah ? Peut-on s’attendre à un désarmement? À une riposte? Que peut le gouvernement libanais ?

Les attaques de colons, l’autre guerre contre les Palestiniens
20 novembre 2025
Intervention d’Agnès Levallois, présidente de l’iReMMO
On les appelle les jeunes des collines. Un nom délicat pour décrire les extrémistes très violents qui s’en prennent aux Palestiniens en Cisjordanie. Agressions physiques, incendies de véhicules, de biens et même d’une mosquée en début de semaine, les Nations unies comptent 264 attaques au mois d’octobre 2025. Du jamais vu depuis qu’elles sont recensées. Les condamnations de l’armée israélienne sont timides. Le gouvernement minimise l’importance de ces raids. Le monde regarde vers Gaza, pendant ce temps, l’escalade se poursuit.

Cisjordanie occupée: les attaques de colons sont le fruit d’«une politique d’État»
14 novembre 2025
Jean-Paul Chagnollaud, présidentd’honneur de l’iReMMO
Les attaques de colons israéliens sont de plus en plus fréquentes et de plus en plus violentes dans les territoires palestiniens, selon l’ONU. Une recrudescence qui pèse sur la récolte des olives en Cisjordanie occupée, où une mosquée a été vandalisée par des colons qui sont «souvent accompagnés ou protégés par des soldats israéliens». Deux adolescents palestiniens de 15 ans ont été tués par l’armée israélienne qui les présente comme des «terroristes en passe de perpétrer une attaque». Ce nouvel incident intervient alors que de plus en plus de voix dénoncent les violences qui ont atteint en octobre un pic inédit en près de deux décennies.

Arabie saoudite: puissance centrale sous pression
18 novembre 2025
Intervention d’Agnès Levallois, présidente de l’iReMMO
La visite du prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salmane (MBS), au bureau ovale illustre la place centrale que l’Arabie saoudite occupe au Moyen-Orient et la complexité de ses relations avec les États-Unis. Après une période de brouille diplomatique, MBS s’est présenté à Washington avec une délégation de 1000 personnes, soulignant l’importance stratégique de ce déplacement pour consolider la sécurité du royaume et renforcer les alliances régionales.
PUBLICATIONS
ÉDITO
De la ligne Durand et de la question du Pachtounistan
La Ligne Durand, tracée en 1893 par les Britanniques, marque toujours la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan. Ce tracé arbitraire a divisé les populations pachtounes, ethnie majoritaire en Afghanistan, enracinant un irrédentisme persistant. L’histoire de cette frontière, née des rivalités impériales russo-britanniques, a contribué à de multiples insurrections et litiges, notamment autour du rêve d’un Grand Pachtounistan.
De Sophia Haddad
